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Elyne Rouche : Université Paris-Et Créteil Val-de-Marne
Dans les systèmes de formation professionnelle (FP) en France et au Québec, les personnes formatrices, œuvrant à l’interface entre savoirs métier et pratiques professionnelles, jouent un rôle crucial dans l’apprentissage et l’accompagnement des personnes formées. Cependant, la question de leur légitimité, tant perçue qu’octroyée, s’avère un enjeu de leur dynamique identitaire. Pourquoi, ou par quoi, les personnes formatrices se sentent-elles (il)légitimes d’intervenir auprès du public accueilli en formation ? Cette communication explore les sources de légitimité des personnes formatrices en s’appuyant sur des données issues d’entretiens semi-dirigés en contextes québécois et français, analysées conjointement. Trois principales sources de légitimité sont identifiées : institutionnelles (normes, certifications, cadres de formation), interactionnelles (relations avec les apprenants, les pairs, la hiérarchie et acteurs institutionnels de la FP) et professionnelles (expériences du métier et compétences pédagogiques). Ces sources agissent en interaction pour façonner la reconnaissance sociale et professionnelle des formatrices et formateurs, ce qui influencent leur positionnement et leur manière d’intervenir dans la formation. En conclusion, des pistes sont proposées pour renforcer cette légitimité par des mécanismes institutionnels et des pratiques de reconnaissance adaptées à leurs besoins et aux réalités de la FP.
Préparer une main-d’œuvre qualifiée à intégrer le marché du travail est le rôle fondamental des intervenant·es en formation professionnelle (FP) (CPMT, 2018; MTESS, 2018; 2019). Les personnes enseignantes, formatrices, superviseures, membres de la direction, conseillères pédagogiques, psychologues et les ressources professionnelles interviennent dans divers contextes et modalités de formation auprès d’une population d’élèves, stagiaires, apprentis aux caractéristiques hétérogènes (Beaucher et coll., 2021; Coulombe et coll., 2019). Pour y arriver, ces intervenant·es doivent maîtriser des compétences et des ressources variées pour enseigner, encadrer, soutenir, guider, conseiller et évaluer les élèves, stagiaires, apprentis afin de leur permettre de développer les compétences attendues pour l’exercice de leur futur métier. Toutefois, à la fois les pratiques, la formation initiale et le développement professionnel sont à géométrie variable entre les individus.
Ce colloque propose d’explorer : 1) la formation et l’accompagnement des enseignant·es et intervenant·es en FP; 2) l’analyse et l’adaptation de leurs pratiques professionnelles; et 3) le développement professionnel continu par le truchement des questions suivantes : Quelles compétences que les intervenant·es en FP doivent posséder pour répondre à la diversité des apprenant·es et des métiers enseignés? Quelles pratiques professionnelles sont mises en œuvre en prenant en compte la diversité des parcours, les réalités du marché du travail et les besoins des apprenant·es? Comment la formation initiale peut-elle mieux soutenir les intervenant·es? Quelles stratégies favorisent le développement continu des diverses personnes qui interviennent en FP?
Enfin, ce colloque vise à mettre en dialogue des travaux de recherche actuels, nationaux et internationaux, sur les pratiques professionnelles des intervenant·es en FP et leur formation initiale et continue pour soutenir le développement de ces pratiques.
Titre du colloque :