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Adaptations multiniveaux au processus de dotation dans les organisations publiques pour les employés neurodivergents ou vivant d’autres situations de handicap et ayant besoin d'un

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Valerie Martin : UQAM - Université du Québec à Montréal

Résumé de la communication

Une organisation d’insertion socioprofessionnelle œuvrant dans le domaine de l’entretien ménager commercial, PROPRET, a modifié son programme de formation pour le rendre plus inclusif des personnes neurodivergentes ou vivant des situations de handicap et ayant des besoins en soutien accrus. Pour soutenir la transition de ces diplômés vers l’emploi, l’organisation a de plus réalisé un projet avec trois organisations publiques pour explorer comment réduire les obstacles à leur embauche. Cette étude relate les constats de ce projet. Elle s’appuie sur une analyse documentaire, des entrevues avec la responsable chez PROPRET et deux des organisations publiques, les notes de la chercheuse et la littérature scientifique.

Les organisations publiques ont un processus de dotation hautement structuré, comportant de nombreuses règles, respectant les ententes négociées avec les syndicats et encadré par des systèmes d’information. La flexibilité permettant l’embauche des personnes en situation de handicap se confronte à un système favorisant un traitement égal, plutôt qu’équitable, de ses employés. Plusieurs parties prenantes doivent être impliquées, car des adaptations doivent se faire à plusieurs niveaux de l’organisation, ainsi que sur plusieurs aspects, soit les tâches de travail, les relations humaines, les politiques et les pratiques de gestion. Les projets visant l’inclusion doivent ainsi porter sur les règles, les normes, ainsi que les représentations dans l’organisation.

Résumé du colloque

Historiquement, la déficience intellectuelle (DI) et l’autisme ont été appréhendés comme des pathologies nécessitant des interventions curatives centrées sur la personne. Les concepts de normalisation, de valorisation des rôles sociaux et d’inclusion sont représentatifs d’un mouvement qui rend compte de l’évolution des mentalités misant désormais sur des pratiques inclusives. À l’instar de Bronfenbrenner (1979) soutenant que le développement d’une personne doit être considéré en interaction avec un système environnemental complexe, les personnes avec une DI ou autistes sont considérées au sein de leurs divers milieux de vie, tant leurs systèmes proximaux (garderie, famille, école, travail, etc.) que distaux (municipalité, réseaux de la santé, politiques, etc.).

Le thème central de ce colloque explore l’impact de ces systèmes sur le développement des personnes avec une DI ou autistes. L’objectif est d’exposer les données récentes sur les contextes dans lesquels ces personnes évoluent et leur influence sur le bien-être, l’inclusion sociale et la capacité de la personne à s’épanouir. Ces environnements, lorsqu’ils sont adaptés et bienveillants, jouent un rôle fondamental dans le développement des individus. À l’inverse, des environnements mal ajustés ou non inclusifs peuvent exacerber les difficultés rencontrées, freinant leur progression et créant des obstacles à l’autonomie. Ce colloque met l’accent sur la manière dont les différents systèmes entourant les personnes avec une DI ou autistes peuvent collaborer pour assurer un soutien harmonieux et cohérent. Il s’agit d’examiner comment chaque environnement peut être aménagé pour mieux répondre aux besoins spécifiques de ces personnes. Les échanges réuniront chercheurs, étudiants, professionnels et membres de la communauté dans le but d’identifier les meilleures pratiques pour construire des environnements de vie où chacun peut s’épanouir pleinement, tout en respectant la diversité des parcours individuels.

Contexte

Discutant-e- de la session : Valerie Martin Martin Caouette
section icon Date : 7 mai 2025

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