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Améliorer la résilience face aux inondations : L’importance de la communication des risques

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Flore Tanguay-Hébert : UQAM - Université du Québec à Montréal

Résumé de la communication

Les inondations, amplifiées par le changement climatique, représentent un défi majeur pour les communautés et les infrastructures, notamment au Québec, où l'élévation du niveau de la mer et les événements climatiques extrêmes exacerbent les risques. Une gestion efficace de ces risques passe par une communication claire et adaptée, mais un enjeu demeure : la compréhension des rôles et responsabilités des municipalités en matière de gestion des risques d'inondation. Cette recherche analyse comment les stratégies de communication s'alignent avec les besoins des gestionnaires de risques au niveau municipal. À partir de trois études de cas et d'entretiens avec des acteurs clés, l'étude identifie les défis et les meilleures pratiques pour renforcer l'acceptabilité sociale des mesures de prévention et de mitigation. Les résultats mettent en évidence les facteurs contextuels influençant les pratiques de communication et proposent des recommandations pour améliorer la gestion des risques, notamment dans le cadre d’un nouveau cadre juridique sur la sécurité civile au Québec. Cette étude contribue à une meilleure compréhension de l'intégration de la communication dans les processus de gestion des risques et fournit des pistes concrètes pour renforcer la résilience des communautés face aux inondations.

Résumé du colloque

Améliorer la prévision?

L’année 2023 a été celle des records. Des températures d’abord : 2023 a été l’année la plus chaude jamais enregistrée dans le monde avec 1,45 degré au-dessus de la moyenne pour la période préindustrielle 1850-1900 (WMO, 2024). Au Canada, 2023 a été l’année la plus chaude depuis 1950.

Des incendies ensuite : cette année a également battu le record des superficies brûlées, soit 6 fois plus que la moyenne annuelle canadienne. Au Québec, la SOPFEU estime à plus de 4,3 millions d’hectares brûlés pour la même année.

Pourtant, le Canada est un précurseur dans la prévision du risque d’incendies de forêt avec l’indice forêt-météo, de Ressources naturelles Canada, qui évalue le risque d’incendie sur une base quotidienne. Le calcul du risque est renforcé par une couverture satellite des points chauds à travers le pays, avec à la clé une cartographie du risque. L’indice prend en compte divers paramètres météorologiques dans le calcul. Benoît et al. (2024) ont identifié un nouveau paramètre : les blocages atmosphériques, une situation météorologique responsable des épisodes de sécheresse, notamment, et favorable au départ de feu de forêt. Faut-il considérer désormais ce paramètre dans la prévision des incendies de forêt? Le Canada est un pays de forêts, et la forêt est à la fois victime des incendies et vecteur, car elle fournit elle-même le carburant (combustible). Les causes des incendies sont pour plus de 99 % d’origine naturelle (foudre) au Canada en 2023. Les défis demeurent énormes sur les plans de la prévision, de la prévention et de l’adaptation à ces risques, et les recherches doivent mettre l’accent sur ces aspects.

Les recherches devraient se poursuivre aussi sur d’autres risques, plus récurrents. La cartographie des zones inondables, par exemple, est à parfaire et les modèles de prévision sur les périodes de retour des crues extrêmes à améliorer.

Contexte

section icon Date : 7 mai 2025

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