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Comparaison des facteurs de variabilité spatiotemporelle de la période d’occurrence des débits d’étiage 7-jours en hiver et en été au Québec méridional pendant la période 1950-2023

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Ali Assani

Résumé de la communication

Les changements climatiques affectent, à des degrés divers, les cinq caractéristiques fondamentales des débits : magnitude, période d’occurrence, durée, fréquence et variabilité. Il n’existe encore aucune étude sur les impacts du réchauffement climatique sur les périodes d’occurrence des débits d’étiage 7-jours au Québec méridional. L’objectif de cette communication est de comparer les facteurs qui influencent la période d’occurrence des débits d’étiage 7-jours en hiver et en été dans 17 bassins versants du Québec méridional pendant la période 1950-2023 au moyen de plusieurs méthodes statistiques dans le contexte de réchauffement climatique actuel. En ce qui concerne la variabilité spatiale, la période d’occurrence est principalement corrélée négativement à la superficie agricole. Il s’ensuit que les débits d’étiage 7-jours surviennent précocement dans les bassins versants les plus agricoles en raison du ruissellement important. De plus en hiver, la période d’occurrence est aussi significativement corrélée négativement à la quantité de pluie et à la température. Quant à la variabilité temporelle, l’analyse de redondance a révélé que cette période d’occurrence est positivement corrélée à l’indice climatique du réchauffement climatique global en été alors qu’en hiver, elle n’est corrélée significativement à aucun indice climatique. Cette étude suggère que la saison estivale serait plus sensible au réchauffement climatique que la saison hivernale au Québec méridional.

Résumé du colloque

Améliorer la prévision?

L’année 2023 a été celle des records. Des températures d’abord : 2023 a été l’année la plus chaude jamais enregistrée dans le monde avec 1,45 degré au-dessus de la moyenne pour la période préindustrielle 1850-1900 (WMO, 2024). Au Canada, 2023 a été l’année la plus chaude depuis 1950.

Des incendies ensuite : cette année a également battu le record des superficies brûlées, soit 6 fois plus que la moyenne annuelle canadienne. Au Québec, la SOPFEU estime à plus de 4,3 millions d’hectares brûlés pour la même année.

Pourtant, le Canada est un précurseur dans la prévision du risque d’incendies de forêt avec l’indice forêt-météo, de Ressources naturelles Canada, qui évalue le risque d’incendie sur une base quotidienne. Le calcul du risque est renforcé par une couverture satellite des points chauds à travers le pays, avec à la clé une cartographie du risque. L’indice prend en compte divers paramètres météorologiques dans le calcul. Benoît et al. (2024) ont identifié un nouveau paramètre : les blocages atmosphériques, une situation météorologique responsable des épisodes de sécheresse, notamment, et favorable au départ de feu de forêt. Faut-il considérer désormais ce paramètre dans la prévision des incendies de forêt? Le Canada est un pays de forêts, et la forêt est à la fois victime des incendies et vecteur, car elle fournit elle-même le carburant (combustible). Les causes des incendies sont pour plus de 99 % d’origine naturelle (foudre) au Canada en 2023. Les défis demeurent énormes sur les plans de la prévision, de la prévention et de l’adaptation à ces risques, et les recherches doivent mettre l’accent sur ces aspects.

Les recherches devraient se poursuivre aussi sur d’autres risques, plus récurrents. La cartographie des zones inondables, par exemple, est à parfaire et les modèles de prévision sur les périodes de retour des crues extrêmes à améliorer.

Contexte

section icon Date : 7 mai 2025

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