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Myriam Fontaine : UQAM - Université du Québec à Montréal
L’enseignement-apprentissage de l’orthographe lexicale auprès d’élèves dyslexiques-dysorthographiques de 12-14 ans passe notamment par des pratiques orthopédagogiques novatrices et différenciées (Kendeou et al., 2023). Pour soutenir leur inclusion, ces pratiques gagnent à s’appuyer sur des interventions validées qui allient lecture-écriture pour apprendre sur les difficultés d’apprentissage (Galuschka et al., 2019). Ce type d’intervention, axée sur la compensation des difficultés, gagnerait à être validée. Cette communication expose des résultats préliminaires d’une recherche évaluant l’intervention orthopédagogique novatrice « Lire et écrire pour faire la différence » menée dans des écoles secondaires du Québec (Fontaine et al., 2024). Elle présente des résultats issus d’épreuves normalisées de production de textes, notamment en orthographe lexicale. Ainsi, des éléments à articuler dans cette intervention sont exposés (ex : Berninger, 2009; Daigle et al., 2018; Hall et al., 2023 ; Yang et al., 2023) avant de présenter la méthodologie de cette recherche expérimentale impliquant 30 élèves et 4 orthopédagogues (Lim et al., 2021). Des résultats préliminaires de la préexpérimentation sont présentés pour améliorer l’intervention en vue de l’expérimentation. La discussion permet de réfléchir à leurs implications en orthographe lexicale, afin de tendre vers des pratiques novatrices et différenciées pour faire la différence en soutien à l’inclusion d’élèves en difficulté.
La maîtrise de l’orthographe demeure difficile pour bon nombre d’élèves du primaire et du secondaire. Les erreurs d’orthographe figurent, par ailleurs, parmi les plus nombreuses dans les productions des élèves (Boivin et Pinsonneault, 2018). En milieu scolaire, le temps imparti à l’enseignement-apprentissage de l’orthographe est considérable. Si l’écriture ne se réduit évidemment pas à l’orthographe, des difficultés dans ce domaine peuvent toutefois nuire à la fluidité de l’écriture et, plus largement, aux autres sphères du processus d’écriture. En effet, puisque plusieurs processus cognitifs sont impliqués dans l’acte d’écrire, certains doivent être automatisés, notamment l’orthographe, pour que le scripteur puisse se concentrer sur d’autres processus « de plus haut niveau », comme l’élaboration des idées (Hayes et Flower, 1980; Labrecque, 2011; Treiman et coll., 2019). En outre, les élèves en difficulté en orthographe se retrouvent souvent en insécurité linguistique puisque l’orthographe est hautement valorisée dans la société (Sautot, 2001). Le « bon texte » est souvent vu comme un texte dépourvu d’erreurs orthographiques. Les élèves en difficulté en orthographe, dans une vaine tentative d’éviter les erreurs, vont alors écrire des textes simples, très courts (Astolfi, 2014). Or, en écrivant peu, ces élèves ne peuvent améliorer leur compétence orthographique. Il devient donc prioritaire de les aider à développer leur performance orthographique, tant lexicale que grammaticale. Comment aider les élèves en difficulté à améliorer leur performance orthographique? Comment les évaluer de façon optimale pour guider les interventions? Ce colloque vise à créer un espace de réflexion concernant les pratiques évaluatives et remédiatives auprès des élèves en difficulté en orthographe. En abordant cette thématique, nous pourrons mieux orienter les actions présentes ou futures, en pratique comme en recherche.
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