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La collaboration humain-machine, une réflexion autour de l’interdépendance

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Emma Tambou Marianna : HEC Montréal

Résumé de la communication

La 4ème Révolution Industrielle (4RI) engage l’automatisation, la robotisation et la digitalisation de l’industrie, un effort de prospection est donc nécessaire et légitime pour comprendre comment l’humain s’adapte à un contexte où la technologie est normative et progressivement, ubiquiste. Le contexte manufacturier offre un terrain d’étude pertinent pour conduire cet effort prospectif dans la mesure où les firmes manufacturières sont toujours plus sujettes aux dynamiques de la 4RI qui promettent l’édification de manufactures intelligentes (Phuyal, 2020). Dans ce contexte, nous proposons d’approfondir théoriquement notre compréhension du rôle de l’humain quant au processus de digitalisation des firmes manufacturières et de leur opération en se penchant sur les compétences collaboratives. L’avènement de la 4RI souligne le besoin croissant de profils technosociaux, capables de mobiliser des compétences essentielles telles que la résolution de problèmes complexes, la collaboration au sein d’équipes multidisciplinaires, voire transdisciplinaires, ainsi que la prise de décisions stratégiques dans des contextes complexes. Cet angle collaboratif impose de prendre en compte non seulement les interactions humaines, mais également les collaborations entre l'humain et la machine, que ce soit tout au long du processus de digitalisation ou à son terme.

Résumé du colloque

L’automatisation consiste à utiliser des machines pour effectuer des tâches que les humains soit ne veulent pas faire, par exemple lorsque les tâches sont monotones, répétitives, de longue durée ou dangereuses, ou ne peuvent pas faire, par exemple lorsque les tâches sont effectuées dans des conditions trop difficiles ou dans des endroits difficilement accessibles.

Dans l’automatisation avancée, les machines sont dotées de capacités de traitement avancées, par exemple des programmes dits d’intelligence artificielle. Les tâches effectuées peuvent alors s’apparenter à la perception et à la cognition humaines, par exemple la vision, l’audition, le toucher, le raisonnement et l’expression orale, écrite ou artistique.

Pour que les humains aient confiance en ces machines, ils doivent les concevoir et les développer de façon à pouvoir définir leur champ d’action et anticiper, comprendre et expliquer leur comportement dans les différentes situations où elles seront utilisées.

Dans ce cadre, la question qui se pose est de savoir quelle est la meilleure façon de répartir les rôles entre les humains et les machines, non seulement dans la réalisation des tâches mais surtout dans la conception et le développement des machines.

Contexte

section icon Date : 7 mai 2025

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