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Tina Montreuil : Université McGill
Entre 15-25% des jeunes présentent un trouble de santé mentale. Il est essentiel de mieux comprendre si les programmes d’intervention basés sur les données probantes (ex. TCC) sont réalisables et efficaces lorsque déployés en milieu scolaire. Cette présentation propose de présenter les résultats d’études complémentaires portant sur l’efficacité d’une intervention universelle auprès d’élèves du primaire. Une première étude pilote a examiné l'efficacité de Healthy Minds, Healthy Schools, un programme scolaire universel basé sur l’approche cognitivo-comportementale ciblant l'anxiété et la régulation des émotions. Dans le cadre d'une étude quasi-expérimentale, les élèves participants (n = 280) ont été aléatoirement assignés à un des deux groupes (intervention vs. témoin). Pour la deuxième étude, une analyse thématique a permis d’évaluer la faisabilité du programme, en mettant l'accent sur l'acceptabilité, la mise en œuvre et l'utilité du programme telle que perçue par les animateurs (n = 10). Les résultats des études révèlent qu’un programme universel en milieu scolaire permettait d’optimiser les aptitudes des élèves du primaire (reconnaissance et régulation des émotions, etc.). Une troisième étude qualitative a exploré les facteurs influençant le bien-être psychologique des élèves du primaire selon 14 membres du personnel scolaire.
La dégradation de la santé mentale des jeunes ces dernières années est préoccupante, et il devient urgent de trouver des solutions. En 2021, environ 15 % des adolescents canadiens âgés de 12 à 17 ans déclaraient une santé mentale jugée mauvaise ou passable, tandis que d’autres rapportaient des niveaux élevés de détresse psychologique, tout aussi invalidants. Ces problèmes affectent non seulement leur bien-être, mais sont aussi fortement liés à des difficultés scolaires et à un risque accru de comportements dangereux et de troubles mentaux persistants à l’âge adulte. Il est donc essentiel d’agir tôt.
Puisque les jeunes passent la majeure partie de leur temps à l’école, celle-ci peut jouer un rôle central dans les efforts de prévention et de promotion de la santé mentale. Bien que de nombreuses interventions aient été implantées dans les écoles à travers le monde, elles sont rarement évaluées pour mesurer leurs effets réels sur les élèves. Certaines sont bénéfiques, tandis que d’autres peuvent aggraver la détresse des jeunes ou n’avoir aucun effet mesurable. Les résultats varient souvent selon les caractéristiques des élèves et les conditions d’implantation.
Ce colloque présente six interventions axées sur la santé mentale en milieu scolaire, dont des ressources de soutien pour le personnel scolaire, toutes développées dans un cadre de recherche universitaire. Ces interventions abordent des thématiques variées et cruciales telles que l’intimidation, la régulation des émotions, la gestion du stress, l’écoanxiété, le contact avec la nature ainsi que la prévention du suicide chez les enfants du primaire. Les résultats préliminaires sur leur efficacité sont partagés.
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