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Le téléphone intelligent en soutien au développement de la compétence à communiquer à l’écrit d’élèves du secondaire présentant une déficience intellectuelle

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Karine N. Tremblay : UQAC-Université du Québec à Chicoutimi

Résumé de la communication

La compétence à communiquer à l’écrit sollicite des habiletés cognitives complexes ce qui met au défi les élèves qui présentent une déficience intellectuelle (DI). Or, cette compétence, essentielle pour accéder à une participation sociale, a été très peu étudiée auprès de ces élèves (Gallelo-Ortega et al., 2021). Une communauté de pratique (CdP), composée d’équipes enseignantes (ÉEs), visant le développement de pratiques pédagogiques en littératie (langage oral et écrit) auprès d’élèves ayant une DI s’est déployée pendant six ans dans le cadre d’une recherche-action. La communication présente les retombées des pratiques expérimentées par une ÉE ayant intégré l’utilisation du téléphone intelligent pour soutenir le développement de la littératie de ses neuf élèves (12-17 ans). Les données qualitatives (entretien semi-dirigé et d’explicitation) dévoilent des retombées positives sur les compétences à communiquer à l’écrit des élèves ayant appris à formuler un message clair à l’aide de l’application Messenger Kids en combinant des mots, des phrases et des émojis, en classe et à l’extérieur de la classe, contribuant ainsi à briser leur isolement social. Les élèves démontrent également une motivation à apprendre et un sentiment de valorisation du fait de pouvoir utiliser un téléphone comme le font leurs pairs sans DI. La collaboration installée au sein de la CdP s’est révélée être un facteur déterminant au déploiement et à la bonification des pratiques pédagogiques de cette ÉE.

Résumé du colloque

La maîtrise de l’orthographe demeure difficile pour bon nombre d’élèves du primaire et du secondaire. Les erreurs d’orthographe figurent, par ailleurs, parmi les plus nombreuses dans les productions des élèves (Boivin et Pinsonneault, 2018). En milieu scolaire, le temps imparti à l’enseignement-apprentissage de l’orthographe est considérable. Si l’écriture ne se réduit évidemment pas à l’orthographe, des difficultés dans ce domaine peuvent toutefois nuire à la fluidité de l’écriture et, plus largement, aux autres sphères du processus d’écriture. En effet, puisque plusieurs processus cognitifs sont impliqués dans l’acte d’écrire, certains doivent être automatisés, notamment l’orthographe, pour que le scripteur puisse se concentrer sur d’autres processus « de plus haut niveau », comme l’élaboration des idées (Hayes et Flower, 1980; Labrecque, 2011; Treiman et coll., 2019). En outre, les élèves en difficulté en orthographe se retrouvent souvent en insécurité linguistique puisque l’orthographe est hautement valorisée dans la société (Sautot, 2001). Le « bon texte » est souvent vu comme un texte dépourvu d’erreurs orthographiques. Les élèves en difficulté en orthographe, dans une vaine tentative d’éviter les erreurs, vont alors écrire des textes simples, très courts (Astolfi, 2014). Or, en écrivant peu, ces élèves ne peuvent améliorer leur compétence orthographique. Il devient donc prioritaire de les aider à développer leur performance orthographique, tant lexicale que grammaticale. Comment aider les élèves en difficulté à améliorer leur performance orthographique? Comment les évaluer de façon optimale pour guider les interventions? Ce colloque vise à créer un espace de réflexion concernant les pratiques évaluatives et remédiatives auprès des élèves en difficulté en orthographe. En abordant cette thématique, nous pourrons mieux orienter les actions présentes ou futures, en pratique comme en recherche.

Contexte

section icon Date : 7 mai 2025

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