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L’environnement bâti sensoriel universitaire répond-il aux besoins des personnes étudiantes neurodivergentes incluant ceux des autistes? Une étude qualitative descriptive

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Mathilde Chagnon : Université de Sherbrooke

Résumé de la communication

En 2022, on note une augmentation de 14,4% de personnes étudiantes dites en situation de handicap, incluant les autistes, dans les universités québécoises. En raison d’un traitement unique de l’information sensorielle, l’environnement bâti est perçu comme imprévisible et hostile. 8 personnes étudiantes neurodivergentes, incluant des autistes, ont réalisé un parcours commenté et une entrevue semi-structurée afin de documenter leur expérience à naviguer dans l’environnement bâti de l'université de Sherbrooke. L’intensité lumineuse, due à l'utilisation d'éclairages fluorescents, constitue un obstacle à la concentration. Les distractions visuelles (ex. objets par les fenêtres) et la surcharge visuelle (ex. affiches sur les murs) ont un impact négatif sur l'attention. Le bruit en classe, à la cafétéria et dans les couloirs, affecte l'attention et la compréhension des tâches. Celui-ci comprend le son des systèmes de ventilation et les voix des autres personnes. Ces obstacles ont un impact négatif sur l’expérience sur le campus, entraînant des sentiments d'inadéquation, voire d'épuisement. L’environnement bâti, à travers les stimuli sensoriels, entrave l’inclusion et la participation des personnes neurodivergentes, incluant les autistes, les forçant à naviguer dans un environnement non adapté à leurs besoins sensoriels. Dans une perspective d’éducation inclusive, il est essentiel d'adapter l'environnement bâti afin de créer un cadre propice à l'apprentissage pour tous.

Résumé du colloque

Historiquement, la déficience intellectuelle (DI) et l’autisme ont été appréhendés comme des pathologies nécessitant des interventions curatives centrées sur la personne. Les concepts de normalisation, de valorisation des rôles sociaux et d’inclusion sont représentatifs d’un mouvement qui rend compte de l’évolution des mentalités misant désormais sur des pratiques inclusives. À l’instar de Bronfenbrenner (1979) soutenant que le développement d’une personne doit être considéré en interaction avec un système environnemental complexe, les personnes avec une DI ou autistes sont considérées au sein de leurs divers milieux de vie, tant leurs systèmes proximaux (garderie, famille, école, travail, etc.) que distaux (municipalité, réseaux de la santé, politiques, etc.).

Le thème central de ce colloque explore l’impact de ces systèmes sur le développement des personnes avec une DI ou autistes. L’objectif est d’exposer les données récentes sur les contextes dans lesquels ces personnes évoluent et leur influence sur le bien-être, l’inclusion sociale et la capacité de la personne à s’épanouir. Ces environnements, lorsqu’ils sont adaptés et bienveillants, jouent un rôle fondamental dans le développement des individus. À l’inverse, des environnements mal ajustés ou non inclusifs peuvent exacerber les difficultés rencontrées, freinant leur progression et créant des obstacles à l’autonomie. Ce colloque met l’accent sur la manière dont les différents systèmes entourant les personnes avec une DI ou autistes peuvent collaborer pour assurer un soutien harmonieux et cohérent. Il s’agit d’examiner comment chaque environnement peut être aménagé pour mieux répondre aux besoins spécifiques de ces personnes. Les échanges réuniront chercheurs, étudiants, professionnels et membres de la communauté dans le but d’identifier les meilleures pratiques pour construire des environnements de vie où chacun peut s’épanouir pleinement, tout en respectant la diversité des parcours individuels.

Contexte

section icon Date : 7 mai 2025

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