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Les nouvelles frontières des firmes canadiennes de génie et d'architecture

LR

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Louis-Martin Richer : École de technologie supérieure

Résumé de la communication

Les frontières traditionnelles de construction ont beaucoup évolué en expertises et marchés depuis le nouveau millénaire. En réaction aux enjeux de plus en plus complexes des mégaprojets d'infrastructures (MPI) et des nouveaux contrôles environnementaux, les firmes d'architecture et de génie (FAG) se sont consolidées dans une formidable course à l'expansion et à la résilience. Mais ces firmes ont-elles vraiment changé ou simplement devenues obèses par fusions et acquisitions (Fusac) ? Une taxonomie basée sur quelque1650 transactions de Fusacs entre 2005 et 2020 dévoile des phénomènes peu connus de transition, d'innovation et de frontières de marchés que camouflent trop souvent les statistiques anonymes macro-économiques. Au total, les firmes canadiennes de conception ont privilégié une expansion de marché plutôt que d'expertise et de ressources. Elles ont opté pour des stratégies de fonction simple ("pure-play") au lieu de combiner conception et construction. Elles ont pris les devants en environnement et durabilité, tout en accélérant leurs engagements en processus industriels. De tous nouveaux joueurs, jadis étrangers à l'espace des infrastructures, font désormais leur entrée en génie civil, électrique, mécanique et de bâtiment. Basée sur une approche de cas multiples, cette étude longitudinale est la première du genre au Canada en proposant une approche taxonomique aux stratèges de fusac en appariant savoir et marchés dans un ensemble d'options réelles.

Résumé du colloque

L’industrie de la construction, et spécifiquement celui du génie de la construction, est en constant changement, et ses impacts économiques, environnementaux et sociaux ne sont plus à démontrer. Alors que le mode d’organisation du marché se déployait de façon traditionnelle depuis plusieurs décennies, deux phénomènes parallèles sont apparus depuis les années 2000 : 1) la consolidation de plus en plus rapide des firmes d’architecture et de génie; et 2) l’ascension des mégaprojets comme modèle systématique destiné à solutionner le déficit d’infrastructures à travers le monde. En réaction à ces phénomènes, les firmes de génie-conseil ont déployé des stratégies afin de répondre aux attentes des donneurs d’ouvrage, notamment l’utilisation de la fusion-acquisition. Ces stratégies leur ont permis de prendre les devants en environnement et en durabilité, tout en accélérant leurs engagements en processus industriels, mais elles ne sont pas sans risque.

De plus, l’industrie de la construction demeure caractérisée par son environnement externe, notamment l’encadrement législatif et réglementaire qui, compte tenu de sa nature, demeure très local. Le Québec fait un peu bande à part à cet égard, notamment en ce qui concerne la notion de qualification et de compétence des entrepreneurs. Alors que le déficit de productivité dans l’industrie inquiète, plusieurs modifications législatives et réglementaires ont récemment pris forme, principalement dans deux catégories, soit la compétence et la productivité (la loi R-20, Loi sur le bâtiment, BSDQ, licence d’entrepreneur, projet de loi sur l’inspection et la qualité), ainsi que l’utilisation des approches, ou modes de réalisation, collaboratives (projet de loi no 62, conception-construction progressive, réalisation de projet intégrée). Le présent colloque permet d’aborder les stratégies juridiques déployées ainsi que les changements législatifs et réglementaires récents.

Contexte

manager icon Responsables :
Gabriel Jobidon
section icon Date : 7 mai 2025

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