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Vincent Martin-Schreiber : Université d'Ottawa
Face à l’augmentation exponentielle des publications scientifiques en santé, la réalisation de revues systématiques devient un défi majeur qui nécessite de repenser la collaboration entre humain·e·s et machines. Cette présentation examine comment l’automatisation avancée, à travers les outils d’intelligence artificielle, peut transformer la synthèse des connaissances tout en préservant la rigueur scientifique. En s’appuyant sur la présentation d’un logiciel libre d’apprentissage actif, ASReview, cette présentation tente de redéfinir les rôles entre les chercheur·e·s et la machine dans le processus de revue systématique. La réflexion met en lumière comment l’IA peut agir comme assistante plutôt que comme substitut, permettant aux chercheur·e·s de se concentrer sur les aspects nécessitant expertise et jugement critique. Les enjeux de transparence, de reproductibilité et d’éthique sont abordés à travers le prisme du logiciel libre, soulignant l’importance d’une automatisation réfléchie et maîtrisée. Cette analyse s’inscrit dans une réflexion plus large sur l’évolution des pratiques de recherche en santé et sur la nécessité d’un développement technologique qui respecte et valorise l’expertise humaine tout en optimisant l’efficacité du processus de synthèse des connaissances.
L’automatisation consiste à utiliser des machines pour effectuer des tâches que les humains soit ne veulent pas faire, par exemple lorsque les tâches sont monotones, répétitives, de longue durée ou dangereuses, ou ne peuvent pas faire, par exemple lorsque les tâches sont effectuées dans des conditions trop difficiles ou dans des endroits difficilement accessibles.
Dans l’automatisation avancée, les machines sont dotées de capacités de traitement avancées, par exemple des programmes dits d’intelligence artificielle. Les tâches effectuées peuvent alors s’apparenter à la perception et à la cognition humaines, par exemple la vision, l’audition, le toucher, le raisonnement et l’expression orale, écrite ou artistique.
Pour que les humains aient confiance en ces machines, ils doivent les concevoir et les développer de façon à pouvoir définir leur champ d’action et anticiper, comprendre et expliquer leur comportement dans les différentes situations où elles seront utilisées.
Dans ce cadre, la question qui se pose est de savoir quelle est la meilleure façon de répartir les rôles entre les humains et les machines, non seulement dans la réalisation des tâches mais surtout dans la conception et le développement des machines.
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