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Marie-Jane Robitaille : UQTR- Université du Québec à Trois-Rivières
Le taux de prévalence du trouble du spectre de l’autisme (TSA) augmente de plus en plus à travers les années, passant à environ 1 enfant sur 50 en 2019 (Agence de la santé publique du Canada, 2022). De même, le nombre d’élèves présentant ce diagnostic dans les classes de maternelle et de première année au Québec augmente également, laissant plus de difficultés académiques et fonctionnelles pour ces individus, leurs proches et leurs enseignants. Les personnes diagnostiquées avec un trouble du spectre de l’autisme, peu importe leur niveau de fonctionnement, vivent une situation de handicap majeure en ce qui concerne leur participation à l’école et leur réussite éducative. En effet, nos établissements ne sont pas adaptés pour répondre aux besoins de ces jeunes, ce qui les placent majoritairement en situation de difficultés d’apprentissage, qui s’élargissent sur des incapacités à plusieurs niveaux. Il est, donc, important de développer des méthodes pédagogiques à l’échelle systémique pour actualiser et améliorer leur réussite éducative. Les enseignants sont une perle rare d’information qui pourrait nous aider à cibler les meilleures pratiques pédagogiques nous permettant de soutenir les enfants autistes en classes préscolaires. Ainsi, la réussite éducative de ces élèves en est bénéficiée. De même, une approche inclusive est nécessaire à instaurer dans nos systèmes d’éducation, permettant à une majorité d’élève de croitre dans nos écoles.
Historiquement, la déficience intellectuelle (DI) et l’autisme ont été appréhendés comme des pathologies nécessitant des interventions curatives centrées sur la personne. Les concepts de normalisation, de valorisation des rôles sociaux et d’inclusion sont représentatifs d’un mouvement qui rend compte de l’évolution des mentalités misant désormais sur des pratiques inclusives. À l’instar de Bronfenbrenner (1979) soutenant que le développement d’une personne doit être considéré en interaction avec un système environnemental complexe, les personnes avec une DI ou autistes sont considérées au sein de leurs divers milieux de vie, tant leurs systèmes proximaux (garderie, famille, école, travail, etc.) que distaux (municipalité, réseaux de la santé, politiques, etc.).
Le thème central de ce colloque explore l’impact de ces systèmes sur le développement des personnes avec une DI ou autistes. L’objectif est d’exposer les données récentes sur les contextes dans lesquels ces personnes évoluent et leur influence sur le bien-être, l’inclusion sociale et la capacité de la personne à s’épanouir. Ces environnements, lorsqu’ils sont adaptés et bienveillants, jouent un rôle fondamental dans le développement des individus. À l’inverse, des environnements mal ajustés ou non inclusifs peuvent exacerber les difficultés rencontrées, freinant leur progression et créant des obstacles à l’autonomie. Ce colloque met l’accent sur la manière dont les différents systèmes entourant les personnes avec une DI ou autistes peuvent collaborer pour assurer un soutien harmonieux et cohérent. Il s’agit d’examiner comment chaque environnement peut être aménagé pour mieux répondre aux besoins spécifiques de ces personnes. Les échanges réuniront chercheurs, étudiants, professionnels et membres de la communauté dans le but d’identifier les meilleures pratiques pour construire des environnements de vie où chacun peut s’épanouir pleinement, tout en respectant la diversité des parcours individuels.
Titre du colloque :