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Cécile Bardon : UQAM - Université du Québec à Montréal
Les comportements suicidaires préoccupent de plus en plus le milieu scolaire primaire et secondaire. Les données récentes indiquent une hausse des idéations et tentatives de suicide chez les filles de 10 à 14 ans, selon la mise à jour annuelle de l’INSPQ. Parallèlement, la sensibilisation accrue en milieu scolaire renforce la vigilance des équipes face à la détresse des enfants. Cette combinaison de facteurs accroît le sentiment d’urgence et les demandes de soutien pour repérer et accompagner les jeunes ayant des manifestations suicidaires.
La littérature scientifique, les guides de pratiques et les outils recommandés visent à répondre à ces besoins. Il est toutefois essentiel de comprendre ces données dans le contexte scolaire québécois pour assurer le déploiement de pratiques adéquates. Cette présentation s’appuie sur le continuum de prévention du suicide (promotion, prévention, intervention, postvention) et le continuum de services (collaborations intersectorielles en santé mentale) afin d’examiner comment les données et outils existants peuvent soutenir la prévention du suicide chez les jeunes de 10 à 14 ans.
Nous identifierons les recommandations principales pour les milieux scolaires et les professionnels afin d’encourager des pratiques collaboratives et cohérentes.
La dégradation de la santé mentale des jeunes ces dernières années est préoccupante, et il devient urgent de trouver des solutions. En 2021, environ 15 % des adolescents canadiens âgés de 12 à 17 ans déclaraient une santé mentale jugée mauvaise ou passable, tandis que d’autres rapportaient des niveaux élevés de détresse psychologique, tout aussi invalidants. Ces problèmes affectent non seulement leur bien-être, mais sont aussi fortement liés à des difficultés scolaires et à un risque accru de comportements dangereux et de troubles mentaux persistants à l’âge adulte. Il est donc essentiel d’agir tôt.
Puisque les jeunes passent la majeure partie de leur temps à l’école, celle-ci peut jouer un rôle central dans les efforts de prévention et de promotion de la santé mentale. Bien que de nombreuses interventions aient été implantées dans les écoles à travers le monde, elles sont rarement évaluées pour mesurer leurs effets réels sur les élèves. Certaines sont bénéfiques, tandis que d’autres peuvent aggraver la détresse des jeunes ou n’avoir aucun effet mesurable. Les résultats varient souvent selon les caractéristiques des élèves et les conditions d’implantation.
Ce colloque présente six interventions axées sur la santé mentale en milieu scolaire, dont des ressources de soutien pour le personnel scolaire, toutes développées dans un cadre de recherche universitaire. Ces interventions abordent des thématiques variées et cruciales telles que l’intimidation, la régulation des émotions, la gestion du stress, l’écoanxiété, le contact avec la nature ainsi que la prévention du suicide chez les enfants du primaire. Les résultats préliminaires sur leur efficacité sont partagés.
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