Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Membre a labase
Sue-Ann Macdonald : Université de Montréal
Cette présentation présentera le résultat d'un projet collectif sur la Prévention de l'itinérance jeunesse (PIJ) mené avec une approche recherche-action participative en partenariat avec la Coalition Jeunes+. Afin de mieux comprendre la prévention de l'itinérance chez les jeunes, nous avons mobilisé une approche citoyenne ascendante pour mieux comprendre les pratiques, les connaissances et les politiques en matière d'intervention précoce et de prévention afin d'identifier les lacunes et les priorités en matière de recherche. Une partie de ce travail a consisté à dialoguer avec des cadres canadiens (Gaetz et al., 2018) et internationaux (Fitzpatrick et al., 2021 ; Schwan et al., 2018) de prévention de l'itinérance chez les jeunes. Nous avons découvert que ces cadres de santé publique présentaient des lacunes importantes. En analysant les résultats, nous avons découvert que les cadres de prévention manquent de compréhension subjective des liens et de l'appartenance, ainsi que des dimensions structurelles de l'absence de chez soi qui façonnent les expériences individuelles de l'oppression et de l'injustice. Une forme de crise en triple C a émergée, une crise: de la connexion, de la citoyenneté et de la crise climatique.
Plus de 75 % des problèmes de santé mentale surviennent avant l’âge de 25 ans, dont 50 % avant l’âge de 14 ans (Kessler et al., 2005; MSSS, 2018), mais l’accès aux soins reste limité pour les jeunes. La pandémie a exacerbé cette situation, notamment pour ceux présentant des vulnérabilités préexistantes (Chadi et al., 2022; de Miranda et al., 2020). Les jeunes rencontrent divers obstacles pour accéder aux soins, tels que la difficulté à trouver un·e intervenant·e de confiance, à prendre des rendez-vous ou à se déplacer (James, 2007; Sakai et al., 2014).
Le manque de continuité entre les systèmes de soins constitue un obstacle majeur, selon la commission Laurent du Québec (2021). Bien que des efforts soient déployés pour améliorer l’accessibilité des services (MSSS, 2022), des questions demeurent quant à leur mise en œuvre. En particulier, les jeunes racisé·es, autochtones (Katapally, 2020), im/migrant·es (Boatswain-Kyte et al., 2020) et de la diversité sexuelle (Taylor et al., 2020) rencontrent des difficultés d’accès à des services adaptés à leurs besoins. L’insuffisance de la transition entre les systèmes de soins contribue à la crise actuelle (Goyette et al, 2022), et les vulnérabilités des jeunes, qui sont relationnelles et multidimensionnelles (Zwick Monney et Grimard, 2015; Le Blanc, 2019; Mathie, 2023), nécessitent une approche intégrée.
Pour répondre efficacement aux besoins complexes en santé mentale des enfants et des jeunes en situation de vulnérabilité, il est essentiel de comprendre comment les principaux acteurs perçoivent et abordent ces besoins, ainsi que leur relation avec l’écosystème plus large des services.
Titre du colloque :
Thème du colloque :