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Retombées de la mise en œuvre du modèle des situations d’apprentissage issues du jeu en contexte de jeu symbolique pour favoriser l’émergence de l’écrit des enfants

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Camille Robitaille : UQTR- Université du Québec à Trois-Rivières

Résumé de la communication

Les compétences et les connaissances liées à la lecture et à l’écriture à l’âge préscolaire sont des facteurs déterminants de la réussite scolaire ultérieure des enfants (Desrosiers et Tétreault, 2012). Des recherches constatent que les enseignantes de l’éducation préscolaire sont favorables à des approches d’apprentissage par le jeu, mais qu’un besoin d’accompagnement pour soutenir les apprentissages du langage écrit dans le jeu ressort (Pyle et al., 2018; Marinova et al. 2020). La recherche-action que nous avons menée en maternelle au Québec (Marinova et al., 2024) visait notamment à répondre à ce besoin en accompagnant une équipe-école pour adapter et mettre en œuvre un modèle de situations d'apprentissage issues du jeu (SAIJ) pour soutenir l'émergence de l'écrit des enfants. Des résultats de la recherche montrent des effets bénéfiques du modèle sur le développement des compétences ludique et langagière des enfants. Notons qu’il s’agit de compétences essentielles pour permettre à l’enfant de se développer globalement et qu’il s’agit de compétences qui contribuent à sa réussite éducative.

Durant la communication, nous relaterons des constats et des observations réalisés par des enseignantes participantes quant aux retombées de la mise en œuvre du modèle de SAIJ sur l’émergence de l’écrit des enfants. Ces résultats sont issus de l’analyse d’entretiens semi-dirigés et de portfolios documentant le développement des compétences ludiques et langagières des enfants.

Résumé du colloque

Depuis les années 1970, d’importantes réflexions ont lieu au Québec entourant les services éducatifs offerts aux enfants de 0 à 5 ans. D’abord, en ce qui concerne la maternelle, c’est en 1981 que le ministère de l’Éducation publie un premier programme d’éducation préscolaire au Québec. Celui-ci préconise une approche développementale plutôt qu’une approche scolarisante (Ministère de l’Éducation du Québec, 1981). Le programme de 1981, tout comme ceux de 1997 et de 2001, encourageait les personnes enseignantes à se centrer sur l’enfant, ses besoins et ses intérêts, plutôt qu’à se centrer sur des enseignements formels et explicites. Pourtant, sur le plan de la recherche en éducation à la petite enfance, les personnes chercheuses sont plutôt divisées (Capuano et coll., 2014; Little et Cohen-Vogel, 2016; Marinova et Drainville, 2019; Marinova et coll., 2020). Ce constat se reflète également chez les personnes enseignantes à l’éducation préscolaire (maternelle 4 et 5 ans). En ce sens, une recherche de Marinova et Drainville (2017) a montré qu’elles ressentiraient de fortes pressions pour mettre en place des pratiques qui seraient plutôt associées à une approche scolarisante. Ensuite, en ce qui a trait aux centres de la petite enfance, Roy-Vallières (2024) a démontré que la situation serait similaire à celle observée à l’éducation préscolaire. En effet, des résultats de cette recherche indiquent qu’il y aurait peu de différences entre le contexte de la maternelle 4 ans et celui des centres de la petite enfance concernant la qualité des orientations pédagogiques du personnel éducateur. Cette ambivalence entre les approches aurait des répercussions sur la réussite éducative des enfants alors que des travaux mettent de l’avant l’importance d’une approche développementale (Bernier et coll., 2017; Marinova et coll., 2024). Étant donné ces différents constats, que nous apprennent les recherches les plus récentes dans le domaine de la petite enfance (0 à 8 ans) au sujet des approches à préconiser?

Contexte

Discutant-e- de la session : Raymond Nolin
section icon Date : 7 mai 2025

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