pen icon Colloque
quote

Apport des universités aux crises sociopolitiques par les données probantes. Cas de Haïti

JF

Membre a labase

Jeffney Ferdin : UQAM - Université du Québec à Montréal

Résumé de la communication

Ce travail étudie l’apport de l'Université haïtienne à la résolution des crises sociopolitiques à travers la production scientifique et l’état de la relation qui existe entre l’Université haïtienne et les décideurs politiques. Il vise à montrer comment les données probantes provenant de l’Université haïtienne peuvent conduire à des politiques publiques plus robustes et, en utilisant les travaux de John N. Lavis, comment le partage devrait être entamé. À travers des entretiens réalisés auprès d’enseignants-chercheurs ayant œuvré dans des universités haïtiennes, l’étude conclut que bien que des initiatives témoignent de progrès prometteurs, le financement demeure insuffisant pour soutenir une production de recherche à grande échelle et pour garantir une application effective de ces données dans les politiques publiques. L'absence d'une structure institutionnelle formelle pour faciliter la collaboration entre l'Université haïtienne et les décideurs politiques limite également l'impact potentiel de ces recherches.

Résumé du colloque

La science est invoquée et utilisée par les pouvoirs exécutifs et législatifs depuis longtemps. Une proportion significative de scientifiques se prêtent à l’exercice et offrent ainsi des conseils scientifiques sous une forme plus ou moins directe.

Peu de scientifiques sont toutefois au fait que le champ de recherche scientifique sur le conseil scientifique est très dynamique. Ce champ offre des constats et des théories qui devraient éclairer les pratiques de conseil scientifique et permettre de questionner plus généralement ses conditions de pertinence et de légitimité.

La recherche contemporaine sur le conseil scientifique porte, sans s’y limiter, sur les thèmes suivants :

  1. L’utilisation de la science par les pouvoirs exécutif et législatif, y compris l’influence des scientifiques sur les politiques publiques et l’utilisation symbolique de la science par les décideurs.
  2. La frontière floue et changeante entre science et politique, sans oublier la politisation de la science par les élus et le militantisme de scientifiques.
  3. L’interprétation par les décideurs de l’incertitude et des désaccords scientifiques, incluant leur stratégie d’évaluation de la crédibilité des experts impliqués.
  4. Les rôles d’organismes intermédiaires dans la prise en compte de la science par le politique, y compris les organismes experts comme les banques centrales et les agences de santé publique, mais aussi les médias traditionnels et sociaux.

Contexte

Discutant-e- de la session : Mathieu Ouimet
section icon Date : 8 mai 2025

Découvrez d'autres communications scientifiques

Autres communications du même congressiste :