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Marie-Neige Senécal : UQAM - Université du Québec à Montréal
Pour être aptes à opérer des choix linguistiques judicieux en situation de rédaction, les élèves doivent faire preuve de réflexion métalinguistique, voire contrôler et analyser de façon attentionnelle et consciente les divers savoirs nécessaires à la réussite de la tâche (Bourdages et al., 2021; Bulea Bronckart et al., 2017). Pour mieux comprendre et expliquer des maladresses observées en production écrite, l’analyse des arguments avancés par les élèves pour juger de la grammaticalité et de la délimitation de phrases lues et produites offre l’occasion de cerner leurs représentations sur ces objets grammaticaux (Lefrançois et al., 2016; Lemaitre, 1999; Mauroux et Morin, 2018). Dans le cadre d’une recherche doctorale mixte à devis quasi expérimental, deux entretiens métalinguistiques rétrospectifs ont été réalisés en prétest et en posttest auprès d’élèves de 1re année, l’un à la suite d’un test de jugement de grammaticalité et l’autre, après la phase de révision d’une production écrite. Cette communication a pour but de présenter les résultats de cette recherche offrant ainsi un portrait des conceptions avancées par des élèves de 1re année sur la phrase et sa délimitation.
L’apprentissage du français nécessite un enseignement formel de la grammaire et de l’orthographe afin que les élèves puissent écrire divers genres de textes (Boivin, 2018). Du moins, la grande majorité des personnes enseignantes et didacticiennes en sont convaincues (Graham et Harris, 2019; Vincent et coll., 2016). Cet enseignement occupe ainsi un temps de classe important tout au long de la scolarité obligatoire au primaire et au secondaire (Chartrand et Lord, 2013), et parfois même au-delà, comme en témoigne l’achalandage des centres d’aide en français des cégeps et des universités (Cabot et Facchin, 2021) et la toute récente subvention pour la plateforme Alloprof (Lacroix-Couture, 2024). Pourtant, les écueils sont grands et les résultats, pas toujours au rendez-vous (Boivin, Debeurne et Chabot, 2022). Malgré ces grands enjeux, peu de spécialistes se centrent sur ces questions à différents niveaux de la scolarité du primaire à l’université. Ces constats montrent l’intérêt pour ce colloque, qui vise à mettre en commun les travaux en grammaire et en orthographe d’ici et d’ailleurs.
Axe 1. L’apprenant : ses représentations ou ses conceptions, l’analyse de ses graphies, l’analyse de ses performances, ses raisonnements grammaticaux, l’influence de ses affects sur ses apprentissages langagiers.
Axe 2. Les pratiques enseignantes : les pratiques novatrices, les dispositifs didactiques, les expériences sur le terrain, les enjeux de planification et d’évaluation.
Axe 3. La formation enseignante : les défis de la formation initiale des enseignant·es, l’accompagnement et la formation des enseignant·es, la conseillance pédagogique en grammaire, les besoins de formation.
Axe 4. La transposition didactique : le passage des savoirs issus de la recherche en savoir à enseigner; le passage des programmes officiels à la salle de classe.
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