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Nina Thomas : Université Laval
Les personnes neurodivergentes ont un fonctionnement cognitif différent de la norme établie. Cela inclut entre autres les personnes autistes et celles ayant un profil d’attention ou d’apprentissage différent. Malgré l’intérêt croissant à créer un environnement inclusif en éducation pour les élèves neurodivergents, leurs homologues adultes y rencontrent des barrières systémiques. La rigidité normative des processus de recrutement, d’insertion professionnelle et de supervision ne leur permettent pas de démontrer adéquatement leurs compétences confirmées par des diplômes (Maras et al., 2021). Leur différence est souvent associée à une faible compétence (Canton et al. 2023). Ces personnes préfèrent taire leur identité en anticipation de discrimination (Priscott et Allen, 2021). Une avenue prometteuse d’intervention pour réduire les barrières et contrer l’anticipation de la stigmatisation serait d’agir sur la norme établie (Paluck et al. 2021). Les personnes les mieux placées sont les personnes en situation de leadership formel et informel (Tankard et Paluck 2016). L’objectif la communication est de présenter un projet de recherche doctoral qui vise à explorer comment les différents acteurs en position de leadership peuvent agir sur la norme pour créer une culture organisationnelle neuroinclusive en éducation, notamment par la compétence du leadership neuroinclusif.
Dans un contexte marqué par des avancées technologiques rapides, des transformations sociales et politiques profondes, les directions d’établissements scolaires doivent redéfinir leur rôle et leurs pratiques (Gravelle, 2024) pour relever des défis majeurs, notamment : pénurie de main-d’œuvre, difficultés d’insertion socioprofessionnelle, désinformation, polarisation politique et utilisation critique des technologies numériques. Des questions éthiques liées à la gestion des données, à l’équité dans l’accès aux ressources numériques et à la justice sociale sont également soulevées (St-Vincent, 2017).
Les technologies numériques et l’intelligence artificielle (IA) peuvent offrir des occasions pour surmonter plusieurs défis. Par exemple, l’IA peut optimiser la gestion administrative en automatisant des tâches répétitives, permettre une analyse fine des données scolaires pour identifier les élèves nécessitant un soutien spécifique, personnaliser les formations des équipes enseignantes grâce à des plateformes adaptatives, simplifier le processus d’inscription, améliorer la collaboration avec les parents, ajuster les stratégies pédagogiques, ou encore fournir des retours rapides et automatiques aux élèves et acteurs scolaires (Collin et Hennetier, 2024; Fullan et coll., 2024; Ministère de l’Éducation et du Développement de la petite enfance du Nouveau-Brunswick, 2024; Zawacki-Richter et coll., 2019). Cependant, l’utilisation des outils numériques et technologiques nécessite un développement ciblé des compétences et du leadership des directions, tant sur le plan technologique que dans le renforcement de compétences émotionnelles et éthiques ainsi que de capacités collaboratives et organisationnelles (Boulaamane et Bouchamma, 2021; Deslandes, 2019a; Dubé et coll., 2024). De plus, le développement professionnel continu et la promotion d’une culture équitable et inclusive s’avèrent aussi essentiels, contribuant ainsi au bien-être de l’ensemble de la communauté éducative (B-Lamoureux, 2024).
Ce colloque vise à explorer comment les directions d’établissements scolaires peuvent mobiliser ces avancées pour transformer leurs pratiques et développer des approches inclusives et éthiques, en répondant aux questions suivantes :
Titre du colloque :