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Antoine Dumaine : UQTR- Université du Québec à Trois-Rivières
Au Québec, l’enseignement de la ponctuation occupe une faible place en classe de français (DIEPE, 1995), alors qu’il s’agit d’un défi récurrent en écriture chez les élèves des différents ordres d’enseignement (Boivin et Pinsonneault, 2018). Ce constat s’explique notamment par le fait que la lourde tâche de transposition didactique et de conception de matériel est largement laissée aux personnes enseignantes. Si certains travaux de recherche ont soutenu cette tâche pour le primaire ou pour le 1er cycle du secondaire (Nadeau et al., 2020), ce n’est pas le cas pour le 2e cycle du secondaire. C’est pourquoi nous avons entrepris une recherche-développement (RD) visant la conception d’une stratégie d’enseignement pour la ponctuation au 2e cycle du secondaire. Dans le cadre de la première phase de la RD, qui nécessite l’analyse de produits existants visant à répondre aux besoins des milieux de pratique (Bergeron et al., 2021), nous avons analysé le traitement de la ponctuation dans 41 cahiers d’activités récents en grammaire au 2e cycle du secondaire publiés au Québec à partir d’une grille d’analyse (signes présents, fonctions de la ponctuation mobilisées, contextes et formes des exercices, etc.). La communication présentera les résultats de l’analyse de ces cahiers d’activités en ce qui a trait à l’espace occupé par la ponctuation dans les cahiers, la transposition didactique externe faite de la ponctuation, et les activités et exercices proposés par les cahiers.
L’apprentissage du français nécessite un enseignement formel de la grammaire et de l’orthographe afin que les élèves puissent écrire divers genres de textes (Boivin, 2018). Du moins, la grande majorité des personnes enseignantes et didacticiennes en sont convaincues (Graham et Harris, 2019; Vincent et coll., 2016). Cet enseignement occupe ainsi un temps de classe important tout au long de la scolarité obligatoire au primaire et au secondaire (Chartrand et Lord, 2013), et parfois même au-delà, comme en témoigne l’achalandage des centres d’aide en français des cégeps et des universités (Cabot et Facchin, 2021) et la toute récente subvention pour la plateforme Alloprof (Lacroix-Couture, 2024). Pourtant, les écueils sont grands et les résultats, pas toujours au rendez-vous (Boivin, Debeurne et Chabot, 2022). Malgré ces grands enjeux, peu de spécialistes se centrent sur ces questions à différents niveaux de la scolarité du primaire à l’université. Ces constats montrent l’intérêt pour ce colloque, qui vise à mettre en commun les travaux en grammaire et en orthographe d’ici et d’ailleurs.
Axe 1. L’apprenant : ses représentations ou ses conceptions, l’analyse de ses graphies, l’analyse de ses performances, ses raisonnements grammaticaux, l’influence de ses affects sur ses apprentissages langagiers.
Axe 2. Les pratiques enseignantes : les pratiques novatrices, les dispositifs didactiques, les expériences sur le terrain, les enjeux de planification et d’évaluation.
Axe 3. La formation enseignante : les défis de la formation initiale des enseignant·es, l’accompagnement et la formation des enseignant·es, la conseillance pédagogique en grammaire, les besoins de formation.
Axe 4. La transposition didactique : le passage des savoirs issus de la recherche en savoir à enseigner; le passage des programmes officiels à la salle de classe.
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