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Deogratias Nizonkiza : University of British Columbia
L’évaluation dynamique est perçue comme une approche qui intègre l'évaluation et l'enseignement dans une seule activité, favorisant ainsi l’apprentissage (Antón, 2012 ; Antón et García, 2021 ; Poehner, 2009 ; Poehner et Lantolf, 2004 ; Shrestha, 2020). Cela signifie que la rétroaction sur l’évaluation fait partie intégrante de l’enseignement et, pour Poehner (2009) parmi tant d’autres chercheurs, l’évaluation dynamique est une pédagogie novatrice dans laquelle l’évaluation et l’enseignement sont fusionnés en une seule activité orientée vers le développement. Toutes les compétences langagières semblent avoir bénéficié de son adoption. Le vocabulaire en fait partie et les études portant sur ce dernier s'étendent de la maternelle à l'université et semblent indiquer une amélioration des connaissances en vocabulaire par suite des activités de l’évaluation dynamique. Notre étude offre une réflexion sur l’évolution de l’enseignement du vocabulaire en anglais langue seconde grâce à l’approche axée sur l’évaluation dynamique. En réfléchissant aux forces et aux limites des approches pédagogiques appuyées par l’évaluation dynamique, la présente étude propose une série d’étapes à suivre pour avancer vers une adoption plus élargie de l’évaluation dynamique, par exemple sa modélisation dans l’enseignement du vocabulaire, notamment des collocations comme « hypothèse hasardeuse » et « perpétrer un délit » (Tutin, 2012).
Bien que le vocabulaire s’inscrive comme une cible prioritaire d’enseignement du français dès le début du parcours scolaire (Biemiller, 2012), il demeure, dans les faits, peu enseigné du primaire au secondaire (Dreyfus, 2004; Anctil, 2011). Au Québec, les résultats de recherches portant respectivement sur les pratiques d’enseignement du vocabulaire au primaire (Anctil, 2018) et sur l’utilisation du dictionnaire par les enseignants du primaire et du secondaire (Tremblay, 2018) confirment d’ailleurs cette tendance. En réponse aux enjeux soulevés par cet écart entre les principes théoriques et la réalité pratique, les recherches en didactique du lexique se sont multipliées ces dernières années, visant à développer des dispositifs pédagogiques innovants (Anctil et coll., 2024; Roubaud et Sardier, 2020), à documenter les pratiques enseignantes (Boubdelli, 2022; Tremblay, 2021) et à fournir des outils (Proulx, 2023) et des recommandations didactiques (Dehaene-Lambertz, 2023) aux acteurs des milieux de pratique.
Afin de favoriser la mise en commun des plus récents travaux en didactique du lexique et de soutenir ainsi les avancées dans le domaine, il nous paraît essentiel de proposer une rencontre scientifique réunissant des chercheur·ses de la francophonie s’y intéressant, comme nous l’avons d’ailleurs fait à l’Acfas en 2015, 2017, 2019 et 2023.
Nous reprendrons la structuration en quatre axes des colloques précédents :
Comme pour les éditions précédentes, notre colloque s’étale sur deux journées complètes, dont l’horaire se structurera selon les quatre axes présentés plus haut, soit un par demi-journée. Trente minutes sont allouées à chaque présentateur·trice (20 minutes de présentation et 10 de questions); pour favoriser les échanges, chaque bloc de présentation est suivi d’une séance plénière de 30 minutes animée par l’une des personnes responsables. Afin de préserver la dimension conviviale de l’événement, un souper commun est aussi organisé. Un projet de publications dans la foulée du colloque est envisagé comme pour les éditions de 2019 (Sardier et Roubaud, 2020; Tremblay et Anctil, 2020) et 2023 (Ftita, Anctil et Cavalla, 2024).
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