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Imane Oubelkass : Université de Sherbrooke
Les modèles les plus récents de traduction automatique (TA), apparus depuis 2014, s’inspirent du fonctionnement du cerveau humain, permettant ainsi de produire des traductions de plus en plus proches de celles générées par des traducteurs humains. L’avènement des TA statistique et neuronale a contribué à l’amélioration de plusieurs outils de TA, caractérisés par leur disponibilité, leur accessibilité, leur gratuité et la facilité de leur utilisation, rendant ainsi leur usage de plus en plus courant, notamment par des apprenants de langues (Barysevich et Costaris, 2021 ; Briggs, 2018 ; Garcia et Pena, 2011 ; Jolley et Maimone, 2015 ; Mundt et Groves, 2016). Cependant, ces pratiques ne s’inscrivent pas dans un cadre préexistant, mais témoignent plutôt d’innovations pédagogiques isolées. Cette étude est donc une métaanalyse de 20 études de cas qui explore les usages actuels de la TA dans l’apprentissage du lexique en classe de langues.
Les résultats obtenus permettront de dresser un état des lieux des pratiques actuelles en matière d’utilisation de la TA et d’analyser l’effet de ces outils sur l’apprentissage du lexique, notamment à travers l’identification des outils utilisés, des principales utilisations, des compétences langagières visées, des langues sources et cibles abordées ainsi que de l’efficacité de ces usages pour l’apprentissage lexical.
Bien que le vocabulaire s’inscrive comme une cible prioritaire d’enseignement du français dès le début du parcours scolaire (Biemiller, 2012), il demeure, dans les faits, peu enseigné du primaire au secondaire (Dreyfus, 2004; Anctil, 2011). Au Québec, les résultats de recherches portant respectivement sur les pratiques d’enseignement du vocabulaire au primaire (Anctil, 2018) et sur l’utilisation du dictionnaire par les enseignants du primaire et du secondaire (Tremblay, 2018) confirment d’ailleurs cette tendance. En réponse aux enjeux soulevés par cet écart entre les principes théoriques et la réalité pratique, les recherches en didactique du lexique se sont multipliées ces dernières années, visant à développer des dispositifs pédagogiques innovants (Anctil et coll., 2024; Roubaud et Sardier, 2020), à documenter les pratiques enseignantes (Boubdelli, 2022; Tremblay, 2021) et à fournir des outils (Proulx, 2023) et des recommandations didactiques (Dehaene-Lambertz, 2023) aux acteurs des milieux de pratique.
Afin de favoriser la mise en commun des plus récents travaux en didactique du lexique et de soutenir ainsi les avancées dans le domaine, il nous paraît essentiel de proposer une rencontre scientifique réunissant des chercheur·ses de la francophonie s’y intéressant, comme nous l’avons d’ailleurs fait à l’Acfas en 2015, 2017, 2019 et 2023.
Nous reprendrons la structuration en quatre axes des colloques précédents :
Comme pour les éditions précédentes, notre colloque s’étale sur deux journées complètes, dont l’horaire se structurera selon les quatre axes présentés plus haut, soit un par demi-journée. Trente minutes sont allouées à chaque présentateur·trice (20 minutes de présentation et 10 de questions); pour favoriser les échanges, chaque bloc de présentation est suivi d’une séance plénière de 30 minutes animée par l’une des personnes responsables. Afin de préserver la dimension conviviale de l’événement, un souper commun est aussi organisé. Un projet de publications dans la foulée du colloque est envisagé comme pour les éditions de 2019 (Sardier et Roubaud, 2020; Tremblay et Anctil, 2020) et 2023 (Ftita, Anctil et Cavalla, 2024).
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