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L'éducation artistique comme levier pour le bien-être des élèves en francophonie canadienne : enjeux et solutions

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Marie-Ève Desormeaux : Fédération culturelle canadienne-française

Résumé de la communication

L’organisme à but non lucratif pancanadien la Fédération culturelle canadienne-française (FCCF) opère un laboratoire d’innovation sociale en éducation artistique nommée La ruchée, qui accompagne le personnel enseignant les arts dans les écoles francophones en contexte linguistique minoritaire au pays. Il a récemment publié un mémoire sur la place de l’art à l’école en lien avec les priorités du secteur de l’éducation. Grâce à notre travail de recherche et de terrain, nous soutenons qu’une éducation artistique de qualité est essentielle au bien-être des élèves franco-canadiens et acadiens. Dans un contexte où 17% d’enfants et de jeunes de 5 à 17 ans déclarent avoir une santé mentale mauvaise ou passable (Enquête canadienne sur la santé des enfants et des jeunes, 2019) et où l’anxiété nuit à l’apprentissage, les arts offrent une réponse prometteuse.

Notre travail s’appuie sur la littérature scientifique, sur des données administratives ainsi que sur des informations recueillies dans le cadre d’entrevues et de séances de consultation menées à l’automne 2023. Il démontre comment les activités artistiques contribuent non seulement à la prévention et au traitement des troubles mentaux (Fancourt et Finn, 2019), mais renforcent aussi l’estime de soi, la régulation émotionnelle et l’empathie (UNESCO, 2021), favorisant ainsi l’épanouissement des élèves. Qui plus est, l’art à l’école contribue à l’épanouissement des jeunes franco-canadien·nes et acadien·nes en participant à leur cheminement identitaire et à leur sentiment d’appartenance vis-à-vis de leur communauté. Nous proposons de présenter l’état de nos recherches et les pistes de solutions identifiées pour mieux outiller le personnel enseignant les arts, assurer la place de l’art à l’école et favoriser des communautés scolaires plus résilientes et inclusives.

Résumé du colloque

Plusieurs travaux soutiennent que les activités parascolaire contribuent à favoriser l’adaptation psychosociale et l’engagement scolaire des jeunes (Fusion Jeunesse, 2020; MESS, 2017). Théoriquement, le modèle du développement positif des jeunes de Lerner et coll. (2013) présente les activités parascolaires comme une avenue de choix pour l’acquisition d’habiletés cruciales au développement sain de l’adolescent.e, incluant une perception positive de ses capacités, une confiance envers soi-même ainsi qu’un sentiment de connexion positive aux autres et aux institutions, notamment l’école. Empiriquement, une foule de travaux mettent en évidence des liens positifs entre la participation aux activités parascolaires et divers indicateurs d’adaptation psychosociale et scolaire (Vandell et coll., 2015), mais ceux-ci ont été majoritairement réalisés auprès de jeunes hautement investis et ayant accès à ces activités sans avoir à composer avec des barrières à la participation (Deutsch et coll., 2017; Vandell et coll., 2015).

Or, les écoles regorgent de jeunes présentant des besoins particuliers, pour qui la participation à des activités parascolaires de qualité pourrait être singulièrement bénéfique, mais qui font face à des défis susceptibles de limiter leur engagement dans celles-ci. Par ailleurs, un nombre croissant d’études, dont certaines réalisées en contexte scolaire, appuient le potentiel de la participation à des activités artistiques en matière de soutien au développement positif des jeunes à risque ou vivant avec des difficultés d’adaptation psychosociale, les principaux bénéfices recensés concernant l’amélioration des habiletés sociales et de l’estime de soi, le développement de sentiments de bien-être et de connexion aux autres ainsi que la diminution des symptômes anxieux et dépressifs (p. ex., Archambault et coll., 2020; Coholic et coll., 2020; Macpherson et coll., 2016; Perez et coll., 2024; Zarobe et Bungay, 2017).

Contexte

section icon Date : 8 mai 2025

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