Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Membre a labase
Kim Samson : Université Laval
La capacité à rédiger un argumentaire cohérent fait partie des compétences professionnelles essentielles à la pratique enseignante, entre autres puisque l’argumentation fait partie des genres de textes abordés dans les différentes disciplines scolaires du programme de l’école québécoise. Pourtant, la cohérence textuelle représente une des plus grandes lacunes répertoriées dans les textes des étudiants universitaires. Et tout formateur qui souhaite se tourner vers la recherche en didactique pour explorer des pistes d’enseignement et d’apprentissage innovantes trouvera certes des études qui répertorient les lacunes des étudiants, mais très peu qui mettent de l’avant des solutions pour les pallier. C’est pourquoi nous avons expérimenté une démarche didactique d’enseignement et d’apprentissage de la cohérence textuelle en contexte de formation des maitres. Ancrée dans la tradition rhétorique, et dans le sillon des études sur l’enseignement explicite, notre démarche portait sur deux structures syntaxiques en particulier, soit le complément du nom et le complément de phrase. Nos résultats de recherche montrent qu’en observant la manière dont ces structures de la phrase contribuent à la cohérence du texte, les étudiants se dotent de stratégies de réécriture qui leur permettent d’améliorer leur argumentaire.
L’apprentissage du français nécessite un enseignement formel de la grammaire et de l’orthographe afin que les élèves puissent écrire divers genres de textes (Boivin, 2018). Du moins, la grande majorité des personnes enseignantes et didacticiennes en sont convaincues (Graham et Harris, 2019; Vincent et coll., 2016). Cet enseignement occupe ainsi un temps de classe important tout au long de la scolarité obligatoire au primaire et au secondaire (Chartrand et Lord, 2013), et parfois même au-delà, comme en témoigne l’achalandage des centres d’aide en français des cégeps et des universités (Cabot et Facchin, 2021) et la toute récente subvention pour la plateforme Alloprof (Lacroix-Couture, 2024). Pourtant, les écueils sont grands et les résultats, pas toujours au rendez-vous (Boivin, Debeurne et Chabot, 2022). Malgré ces grands enjeux, peu de spécialistes se centrent sur ces questions à différents niveaux de la scolarité du primaire à l’université. Ces constats montrent l’intérêt pour ce colloque, qui vise à mettre en commun les travaux en grammaire et en orthographe d’ici et d’ailleurs.
Axe 1. L’apprenant : ses représentations ou ses conceptions, l’analyse de ses graphies, l’analyse de ses performances, ses raisonnements grammaticaux, l’influence de ses affects sur ses apprentissages langagiers.
Axe 2. Les pratiques enseignantes : les pratiques novatrices, les dispositifs didactiques, les expériences sur le terrain, les enjeux de planification et d’évaluation.
Axe 3. La formation enseignante : les défis de la formation initiale des enseignant·es, l’accompagnement et la formation des enseignant·es, la conseillance pédagogique en grammaire, les besoins de formation.
Axe 4. La transposition didactique : le passage des savoirs issus de la recherche en savoir à enseigner; le passage des programmes officiels à la salle de classe.
Titre du colloque :