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Point de vue enseignant sur les effets des arts plastiques dans le processus d’éducation relative à l’environnement

MM

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Maia Morel : Université de Sherbrooke

Résumé de la communication

Réfléchir à la manière dont l’enseignement scolaire pourrait contribuer à la formation de personnes aptes à agir pour répondre aux problèmes sociétaux complexes est devenu – comme le montrent les documents de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE, 2018) –, une préoccupation généralisée. En nous appuyant sur les résultats préliminaires d’une recherche menée auprès de personnes enseignantes du Québec, nous nous sommes proposé de préciser quelle est la place des arts - pleinement reconnu comme terrain de tous les débats (Saez, 2021) - dans l’éducation relative à l’environnement (ERE). L’objectif était de rendre compte - à travers ses représentations, ses savoirs et ses pratiques -, quel est le point de vue enseignant sur les interférences possibles entre les arts plastiques et l’ERE et, par extension, sur le potentiel éducatif (et transformatif) de l’art à l’école. Recherche exploratoire de type qualitatif, cette étude analyse les données recueillies auprès de 14 personnes enseignantes spécialistes en arts plastiques par l’entremise d’un questionnaire écrit suivi des entretiens individuels semi-dirigées. Les résultats portent, d’une part, sur les liens qu’existent - selon les personnes participantes - entre les arts plastiques et l’ÉRE et, d’autre part, sur leurs perceptions quant aux « effets de l’art » dans une perspective de transformation pro-environnementale de ce processus d’éducation par l’art (Kerlan, 2007). Les grandes thématiques qui émergent de notre étude nous permettent, à partir de cet état des lieux, d’émettre quelques hypothèses sur la structure d’un possible dispositif institutionnalisé de formation à l’éco-éducation artistique.

Résumé du colloque

À la lumière de l’orientation actuelle de l’école vers la formation de citoyennes et de citoyens plusieurs études se penchent sur la manière d’aborder dans les matières d’enseignement des thématiques cruciales telles que le racisme, la justice sociale, le nationalisme, les questions autochtones, le sexisme, etc. Ce type de préoccupation est devenu fondamental dans le cours d’histoire (Moisan et coll., 2022), de même qu’enseigner la géographie du point de vue socioterritorial, de la consommation et/ou de l’exploitation des ressources, de la diversité et/ou de l’autochtonie semble essentiel quant à l’apprentissage du monde social (Prévil et Arias-Ortega, 2021). L’éducation pour un avenir viable (voire pour une relation de solidarité avec tous les êtres vivants et non vivants, ainsi que pour une relation de responsabilité envers l’avenir de la Terre) nécessite également de dépasser les frontières d’une matière précise afin de permettre aux personnes enseignantes de participer, par leur intervention éducative, au changement du rapport des générations futures avec la planète (Massie et Boutet, 2023). Un processus de lecture/écriture peut ainsi impliquer la formation au vivre ensemble, soit la déconstruction des préjugés envers autrui, et favoriser l’inclusion (Caron, 2023). Dans ce contexte, pour cette 6e édition du colloque, nous revenons sur la place de la dimension sociale dans l’éducation à l’art et à la littérature. Les domaines artistiques (y compris la création littéraire) trouvant leur source dans les conditions universelles de l’expérience sensible et dans la puissance qu’elles exercent sur la conscience et la signification (Berleant, 2013), nous proposons un débat autour des concepts d’« engagement esthétique » et d’« expérience de l’engagement » (idem), en invitant le public à s’interroger sur les façons dont il est possible de développer des actions éducatives en arts et littérature liées aux enjeux sociétaux.

Contexte

Discutant-e- de la session : Vincent Bouchard-Valentine
section icon Date : 8 mai 2025

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