Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Membre a labase
Laurence Denis : Université Laval
À travers le monde, le personnel infirmier joue un rôle central dans la gestion croissante de catastrophes climatiques, sanitaires, environnementales et politiques et de leurs conséquences. Cependant, certaines études révèlent un niveau de préparation insuffisant pour intervenir adéquatement. De plus, l'absence d’outils d’évaluation valides adaptés au contexte franco- canadien limite la mesure du niveau de préparation dans le territoire québécois. Ce projet a pour objectif d’examiner la littérature existante sur le niveau de préparation des infirmières et infirmiers face aux situations de catastrophes à travers le monde, tout en adaptant et validant un outil permettant de mesurer ce niveau de préparation dans le contexte franco-canadien. Reposant sur le modèle Plan-Do-Check-Act (PDCA), le projet se déroule en trois étapes. Premièrement, une revue de la portée sera menée afin d’analyser les données disponibles sur le niveau de préparation des infirmières et infirmiers face aux catastrophes à l’échelle mondiale. Ensuite, le Disaster Preparedness Evaluation Tool (DPET) sera traduit, adapté et validé pour le contexte franco-canadien. Enfin, la version adaptée du DPET sera utilisée pour mesurer le niveau de préparation du personnel infirmier dans la province de Québec. Le projet permettra de documenter le niveau actuel de préparation du personnel infirmier face aux catastrophes, d’identifier les lacunes en matière d’apprentissages et d’orienter le développement de formations ciblées. Ces efforts contribueront à intégrer des compétences en gestion de crises dans les cursus de formation, renforçant ainsi la capacité de réponse aux crises et la résilience du système de santé.
Parmi les grands apprentissages de l’expérience de la pandémie de covid-19, le manque de préparation en amont de la crise est fréquemment cité dans les rapports de leçons apprises et recommandations produits sur la crise. En cette ère de polycrises où celles affectant la santé sont appelées à augmenter en nombre, en intensité, en complexité et en simultanéité, à un moment où les ressources sont de plus en plus limitées, nous sommes confrontés collectivement à un enjeu d’efficacité face aux défis actuels et des prochaines années, qui risquent de dépasser nos capacités à y répondre.
Le milieu de la recherche réfléchit aux moyens d’être plus efficaces pour contribuer à la prévention et à la réponse aux crises. S’il veut produire de nouvelles connaissances pertinentes, le secteur de la recherche doit mieux s’organiser, se doter de processus et de structures accélérant sa mise en place et améliorer le transfert des connaissances auprès des décideurs, du réseau de la santé et des services sociaux et ses partenaires de la communauté et de la société civile. Plusieurs questions se posent. Comment attribuer rationnellement les ressources financières pour soutenir des projets prioritaires? Comment éviter les coûteuses duplications de projets ou, au contraire, les angles morts dans le développement des connaissances? Comment la recherche peut-elle optimiser, mobiliser les différentes expertises, savoirs et connaissances existants qui sont nécessaires pour anticiper les menaces? Comment peut-elle répondre aux besoins des gestionnaires des crises et de la population dans des visées systémiques, systématiques et intersectorielles? Ce colloque propose d’explorer les modalités, expériences et connaissances développées sur la mobilisation des savoirs intersectoriels (santé, société et culture, nature et technologies) ainsi que les savoirs patients, citoyens, communautaires en préparation de crise pour mieux comprendre comment la recherche peut mieux participer au « se préparer ensemble ».
Titre du colloque :