pen icon Colloque
quote

Que nous disent les élèves de leurs besoins à l’école? Étude mixte des perceptions et points de vue d’élèves du secondaire de Montréal

SD

Membre a labase

Sophie Dominé : Université de Montréal

Résumé de la communication

L’éducation inclusive cherche à répondre aux besoins de tous les élèves, favorisant leur bien-être et leur participation en classe et dans la société (Rousseau et Thibodeau, 2011). Or, le stress de l’adolescence (Bluteau et al., 2017) et les tensions socioculturelles (Beaumont et al., 2020) impactent le bien-être des élèves adolescents du Québec. La satisfaction des besoins fondamentaux, soit ceux d’autonomie, d’appartenance et de compétence (Deci et Ryan, 2000), aurait des effets positifs sur l’engagement, la réussite scolaire et le bien-être des jeunes (Chen et al., 2015 ; Gutiérrez et al., 2018). Cependant, le personnel enseignant pourrait interpréter les besoins des élèves comme des difficultés individuelles liées aux apprentissages ou au comportement plutôt qu’aux manifestations de frustration d’autres besoins (Aas, 2019) comme ceux fondamentaux. En outre, les élèves du secondaire sont une source riche d’informations sur la qualité de l’enseignement quand on leur demande leurs perceptions (Wisniewski et al., 2022). Après un bref aperçu des défis méthodologiques en lien avec la recherche auprès de moins de 14 ans, nous présenterons un portrait des besoins d’élèves d’une école secondaire de Montréal à partir d’une analyse mixte entre questionnaires (n=361) et un entretien de groupe (n=5). Outre un besoin de se sentir connecter aux autres, élèves et personnes enseignantes, les élèves du secondaire rapportent aussi avoir besoin de plaisir en classe.

Résumé du colloque

La Convention relative aux droits de l’enfant de l’UNICEF (1989, ratifiée par le Canada en 1991) reconnaît le droit de chaque enfant et jeune « de rechercher, de recevoir et de répandre des informations et des idées de toute espèce, sans considération de frontières, sous une forme orale, écrite, imprimée ou artistique, ou par tout autre moyen du choix de l’enfant » (articles 12 et 13). La recherche en éducation inclusive reconnaît l’importance capitale de faire une place à la « voix » des jeunes.

Récemment, des chercheur·ses ont exploré les enjeux méthodologiques et éthiques liés à leur implication dans les recherches (Odier-Guedj et Chatenoud, 2024), ainsi que les différentes formes de participation et leurs divers niveaux de contribution tout au long du processus de recherche (Fournier, Dubé et coll., 2024). Par exemple, en tant que cochercheur·ses, les jeunes peuvent apporter une validité dans le codéveloppement et l’évaluation même du contenu produit (Beaupré et coll., 2017; 2024; Letscher et coll., 2024). De plus, leur voix peut offrir des rétroactions précieuses et ainsi contribuer à l’évolution des pratiques (Röhl et Gärtner, 2021).

Malgré cette reconnaissance croissante, des défis persistent quant à la participation effective des jeunes et de leur famille dans la recherche. Dans une optique de recherche collaborative-participative, comment peut-on s’assurer de rendre justice à la voix des jeunes et de leur famille? Quels outils peuvent être utilisés pour s’assurer de l’accessibilité du processus de recherche et de la collecte aux jeunes? Comment rendre la recherche en éducation plus inclusive? Cette proposition de colloque s’inscrit donc dans cette perspective qui valorise la voix des jeunes et plus largement dans la thématique du Laboratoire international sur l’inclusion scolaire (Lisis, Québec et Suisse) sur « la voix des jeunes et de leur famille, de l’entrée à l’école à l’insertion sociale et professionnelle ».

Contexte

section icon Date : 8 mai 2025

Découvrez d'autres communications scientifiques

Autres communications du même congressiste :