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Soutenir différents types de participation chez les élèves en classe et à l’école : une composante essentielle pour la mise en œuvre de pratiques plus inclusives

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Katryne OUELLET : UQTR- Université du Québec à Trois-Rivières

Résumé de la communication

Cette communication s’appuie sur une étude à teneur ethnographique (Goyer et Borri-Anadon, 2018) réalisée en 2018-2019 et centrée sur les pratiques de membres du personnel scolaire intervenant auprès de six élèves plurilingues en émergence du primaire bénéficiant d’un modèle de services hybride d’accueil et de soutien à l’apprentissage du français au Québec. Bien que l’étude ne comptait pas les élèves parmi les personnes participantes, elles et ils en constituaient le noyau et a permis de dégager une typologie des pratiques pouvant soutenir leur participation à la classe ordinaire. Cette typologie, présentée dans cette communication, détaille six types de participation (participation présumée, préparticipation, et participations minimale, bienveillante, contributive et dénormalisante). Ils reposent sur des considérations théoriques de travaux récents, dont les finalités de l’éducation inclusive qui y sont poursuivies (Potvin et al., 2015), mais aussi sur des éléments émergents tels que les interactions entre élèves qui y sont favorisées. Alors que la typologie découle d’un contexte d’étude spécifique, il apparait qu’elle peut viser à faire une plus grande place à l’ensemble des élèves en classe en agissant comme grille d’analyse pouvant questionner toute pratique qui se dit inclusive. Les résultats conduisent aussi à reconnaitre les risques des types de participation et l’interdépendance nécessaire de certains d’entre eux pour tendre vers des pratiques plus inclusives.

Résumé du colloque

La Convention relative aux droits de l’enfant de l’UNICEF (1989, ratifiée par le Canada en 1991) reconnaît le droit de chaque enfant et jeune « de rechercher, de recevoir et de répandre des informations et des idées de toute espèce, sans considération de frontières, sous une forme orale, écrite, imprimée ou artistique, ou par tout autre moyen du choix de l’enfant » (articles 12 et 13). La recherche en éducation inclusive reconnaît l’importance capitale de faire une place à la « voix » des jeunes.

Récemment, des chercheur·ses ont exploré les enjeux méthodologiques et éthiques liés à leur implication dans les recherches (Odier-Guedj et Chatenoud, 2024), ainsi que les différentes formes de participation et leurs divers niveaux de contribution tout au long du processus de recherche (Fournier, Dubé et coll., 2024). Par exemple, en tant que cochercheur·ses, les jeunes peuvent apporter une validité dans le codéveloppement et l’évaluation même du contenu produit (Beaupré et coll., 2017; 2024; Letscher et coll., 2024). De plus, leur voix peut offrir des rétroactions précieuses et ainsi contribuer à l’évolution des pratiques (Röhl et Gärtner, 2021).

Malgré cette reconnaissance croissante, des défis persistent quant à la participation effective des jeunes et de leur famille dans la recherche. Dans une optique de recherche collaborative-participative, comment peut-on s’assurer de rendre justice à la voix des jeunes et de leur famille? Quels outils peuvent être utilisés pour s’assurer de l’accessibilité du processus de recherche et de la collecte aux jeunes? Comment rendre la recherche en éducation plus inclusive? Cette proposition de colloque s’inscrit donc dans cette perspective qui valorise la voix des jeunes et plus largement dans la thématique du Laboratoire international sur l’inclusion scolaire (Lisis, Québec et Suisse) sur « la voix des jeunes et de leur famille, de l’entrée à l’école à l’insertion sociale et professionnelle ».

Contexte

section icon Date : 8 mai 2025

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