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Stratégies de révision grammaticale et rapport à la révision: principaux résultats d’une étude descriptive auprès d’élèves du secondaire de classes plurilingues

RA

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Rosianne Arseneau : UQAM - Université du Québec à Montréal

Résumé de la communication

En français, les défis liés à la révision grammaticale, notamment aux accords (Brissaud et Fayol, 2018) affecteraient non seulement l’utilisation des stratégies de révision mais aussi le rapport à la révision. La révision serait perçue par plusieurs élèves comme une tâche « longue » et « lourde » (Bergeron, 2008), notamment par les élèves allophones (Maynard et Armand, 2016).

Dans le cadre d’une recherche soutenue par le CRSH, 308 élèves de 1re à 5e secondaire de classes plurilingues ont répondu à un questionnaire comportant une tâche de révision grammaticale. Pour chacune des 18 erreurs de différents types (orthographe grammaticale, syntaxe, ponctuation) à identifier et à corriger, l’élève devait indiquer la ou les stratégie(s) utilisée(s). Le questionnaire a également permis de documenter le rapport à la révision (Blaser et al., 2015) et le profil linguistique des élèves.

La communication présentera les résultats en lien avec les questions suivantes : quelles stratégies utilisées par les élèves du secondaire lors de la révision grammaticale de texte (OG, S, P) sont les plus fréquentes et les plus efficaces? Quel rapport les élèves entretiennent-ils avec la révision? Le profil linguistique des élèves a-t-il un effet sur les stratégies de révision utilisées ou sur leur rapport à la révision? La discussion abordera les implications scientifiques et didactiques des résultats, notamment en lien avec l’enseignement de la révision grammaticale.

Résumé du colloque

L’apprentissage du français nécessite un enseignement formel de la grammaire et de l’orthographe afin que les élèves puissent écrire divers genres de textes (Boivin, 2018). Du moins, la grande majorité des personnes enseignantes et didacticiennes en sont convaincues (Graham et Harris, 2019; Vincent et coll., 2016). Cet enseignement occupe ainsi un temps de classe important tout au long de la scolarité obligatoire au primaire et au secondaire (Chartrand et Lord, 2013), et parfois même au-delà, comme en témoigne l’achalandage des centres d’aide en français des cégeps et des universités (Cabot et Facchin, 2021) et la toute récente subvention pour la plateforme Alloprof (Lacroix-Couture, 2024). Pourtant, les écueils sont grands et les résultats, pas toujours au rendez-vous (Boivin, Debeurne et Chabot, 2022). Malgré ces grands enjeux, peu de spécialistes se centrent sur ces questions à différents niveaux de la scolarité du primaire à l’université. Ces constats montrent l’intérêt pour ce colloque, qui vise à mettre en commun les travaux en grammaire et en orthographe d’ici et d’ailleurs.

Axe 1. L’apprenant : ses représentations ou ses conceptions, l’analyse de ses graphies, l’analyse de ses performances, ses raisonnements grammaticaux, l’influence de ses affects sur ses apprentissages langagiers.

Axe 2. Les pratiques enseignantes : les pratiques novatrices, les dispositifs didactiques, les expériences sur le terrain, les enjeux de planification et d’évaluation.

Axe 3. La formation enseignante : les défis de la formation initiale des enseignant·es, l’accompagnement et la formation des enseignant·es, la conseillance pédagogique en grammaire, les besoins de formation.

Axe 4. La transposition didactique : le passage des savoirs issus de la recherche en savoir à enseigner; le passage des programmes officiels à la salle de classe.

Contexte

section icon Date : 8 mai 2025

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