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Accompagner des étudiants en formation initiale dans la conception et la mise en œuvre de séances d’orthographe grammaticale à l’école primaire

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Agnès Furman : Université Grenoble Alpes

Résumé de la communication

Cette étude de cas analyse l’accompagnement de quatre étudiantes en Master MEEF premier degré dans la conception et la mise en œuvre de séances de langue, dans le cadre de leur mémoire de recherche. L’accès à la genèse de ces mémoires permet d’interroger différents corpus : les écrits réflexifs des étudiantes (les écrits professionnels de préparation ; les écrits intermédiaires de travail ; les mémoires) et les productions d’élèves recueillies. Les séances s’appuient sur trois types d’activités : corpus d’enseignement, phrases dictées du jour et productions écrites. L’analyse des données montre que les étudiantes amorcent une réflexion sur l’apprentissage des élèves, notamment sur le rythme et le coût cognitif du transfert des connaissances grammaticales et orthographiques. Toutefois, certaines tensions perdurent, révélant des représentations ancrées sur l’enseignement de l’orthographe. Les étudiantes tendent ainsi à se décentrer des processus d’apprentissage de leurs élèves pour se concentrer davantage sur elles-mêmes et sur ce qu’elles pensent que l’on attend d’elles, ou sur leur représentation du texte idéal. Cette recherche souligne l’importance, en formation, d’initier les étudiants à l’analyse de corpus d’apprenants et de les sensibiliser aux risques de surcharge cognitive dans l’enseignement des faits de langue.

Résumé du colloque

L’apprentissage du français nécessite un enseignement formel de la grammaire et de l’orthographe afin que les élèves puissent écrire divers genres de textes (Boivin, 2018). Du moins, la grande majorité des personnes enseignantes et didacticiennes en sont convaincues (Graham et Harris, 2019; Vincent et coll., 2016). Cet enseignement occupe ainsi un temps de classe important tout au long de la scolarité obligatoire au primaire et au secondaire (Chartrand et Lord, 2013), et parfois même au-delà, comme en témoigne l’achalandage des centres d’aide en français des cégeps et des universités (Cabot et Facchin, 2021) et la toute récente subvention pour la plateforme Alloprof (Lacroix-Couture, 2024). Pourtant, les écueils sont grands et les résultats, pas toujours au rendez-vous (Boivin, Debeurne et Chabot, 2022). Malgré ces grands enjeux, peu de spécialistes se centrent sur ces questions à différents niveaux de la scolarité du primaire à l’université. Ces constats montrent l’intérêt pour ce colloque, qui vise à mettre en commun les travaux en grammaire et en orthographe d’ici et d’ailleurs.

Axe 1. L’apprenant : ses représentations ou ses conceptions, l’analyse de ses graphies, l’analyse de ses performances, ses raisonnements grammaticaux, l’influence de ses affects sur ses apprentissages langagiers.

Axe 2. Les pratiques enseignantes : les pratiques novatrices, les dispositifs didactiques, les expériences sur le terrain, les enjeux de planification et d’évaluation.

Axe 3. La formation enseignante : les défis de la formation initiale des enseignant·es, l’accompagnement et la formation des enseignant·es, la conseillance pédagogique en grammaire, les besoins de formation.

Axe 4. La transposition didactique : le passage des savoirs issus de la recherche en savoir à enseigner; le passage des programmes officiels à la salle de classe.

Contexte

section icon Date : 9 mai 2025

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