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Catherine Gagnon : UQAM - Université du Québec à Montréal
Comme enseignante en soutien linguistique dans une école primaire du Centre de services scolaire de Montréal, nous animons des séances d’enseignement de vocabulaire à travers la lecture interactive de littérature jeunesse dans trois classes du 1er cycle. Nous vivons régulièrement ce que nous avons expérimenté dans le cadre de notre projet de maitrise qui portait sur l’apprentissage de nouveau vocabulaire à travers la littérature jeunesse (Gagnon, 2019). Les résultats montraient non seulement une augmentation de l’apprentissage de nouveaux mots chez les élèves, mais aussi un engouement envers la reconnaissance et l’apprentissage de mots riches dans un récit. Nous nous demandons aujourd’hui comment les enfants et les enseignant.es perçoivent leur expérience d’enrichissement lexical à partir des interventions d’une enseignante de soutien linguistique. Cette proposition vise à présenter les résultats d’une recherche exploratoire menée auprès des enseignant.es et des élèves qui nous accueillent chaque semaine. Au fil d’entretiens semi-dirigés, nous aborderons le vécu des enfants et des enseignant.es. Suivra une analyse de ce corpus selon la méthode du questionnement analytique (Paillé et Mucchielli, 2021). Les résultats pourraient inspirer de futures recherches dans le domaine de l’enseignement lexical, en plus de montrer un angle souvent peu abordé (Rousseau et Maynard, 2023), soit celui du rôle du soutien linguistique en classe pour l’enrichissement du vocabulaire.
Bien que le vocabulaire s’inscrive comme une cible prioritaire d’enseignement du français dès le début du parcours scolaire (Biemiller, 2012), il demeure, dans les faits, peu enseigné du primaire au secondaire (Dreyfus, 2004; Anctil, 2011). Au Québec, les résultats de recherches portant respectivement sur les pratiques d’enseignement du vocabulaire au primaire (Anctil, 2018) et sur l’utilisation du dictionnaire par les enseignants du primaire et du secondaire (Tremblay, 2018) confirment d’ailleurs cette tendance. En réponse aux enjeux soulevés par cet écart entre les principes théoriques et la réalité pratique, les recherches en didactique du lexique se sont multipliées ces dernières années, visant à développer des dispositifs pédagogiques innovants (Anctil et coll., 2024; Roubaud et Sardier, 2020), à documenter les pratiques enseignantes (Boubdelli, 2022; Tremblay, 2021) et à fournir des outils (Proulx, 2023) et des recommandations didactiques (Dehaene-Lambertz, 2023) aux acteurs des milieux de pratique.
Afin de favoriser la mise en commun des plus récents travaux en didactique du lexique et de soutenir ainsi les avancées dans le domaine, il nous paraît essentiel de proposer une rencontre scientifique réunissant des chercheur·ses de la francophonie s’y intéressant, comme nous l’avons d’ailleurs fait à l’Acfas en 2015, 2017, 2019 et 2023.
Nous reprendrons la structuration en quatre axes des colloques précédents :
Comme pour les éditions précédentes, notre colloque s’étale sur deux journées complètes, dont l’horaire se structurera selon les quatre axes présentés plus haut, soit un par demi-journée. Trente minutes sont allouées à chaque présentateur·trice (20 minutes de présentation et 10 de questions); pour favoriser les échanges, chaque bloc de présentation est suivi d’une séance plénière de 30 minutes animée par l’une des personnes responsables. Afin de préserver la dimension conviviale de l’événement, un souper commun est aussi organisé. Un projet de publications dans la foulée du colloque est envisagé comme pour les éditions de 2019 (Sardier et Roubaud, 2020; Tremblay et Anctil, 2020) et 2023 (Ftita, Anctil et Cavalla, 2024).
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