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Marie-Hélène Giguère : UQAM - Université du Québec à Montréal
Dans l’objectif de diffuser une séquence didactique pour enseigner la syntaxe et la ponctuation à la manière des dictées innovantes, notre équipe a co-élaboré une autoformation numérique avec des personnes enseignantes. Cette co-élaboration a pris la forme d’un accompagnement professionnel soutenu lors de la mise en œuvre des trois dispositifs constituant la séquence didactique, soit l’activité qu’est-ce qu’une phrase?, la ponctuation négociée et la combinaison de phrases libre. Elle a aussi consisté en des rencontres de consultation au sujet de l’autoformation et des discussions autour d’outils fournis pour faciliter l’apprentissage et le transfert dans les pratiques. Finalement, un questionnaire en ligne portant sur leur appréciation de l’outil final leur a été soumis. Trois collectes de données sur leurs pratiques et leurs savoirs professionnels ont permis de décrire l’évolution de leur développement professionnel. Des entretiens d’autoconfrontation et semi-dirigés portant sur un extrait vidéo filmé en classe de même qu’une correction explicitée ont été menés avant et après un accompagnement, ainsi qu’après une année de mise en œuvre autonome de la séquence didactique et une participation à l’élaboration de l’autoformation. Les résultats présentés dans cette communication décriront les effets de la co-élaboration de l’autoformation numérique sur les savoirs linguistiques et didactiques des enseignantes et des enseignants participant à l’élaboration de l’autoformation.
L’apprentissage du français nécessite un enseignement formel de la grammaire et de l’orthographe afin que les élèves puissent écrire divers genres de textes (Boivin, 2018). Du moins, la grande majorité des personnes enseignantes et didacticiennes en sont convaincues (Graham et Harris, 2019; Vincent et coll., 2016). Cet enseignement occupe ainsi un temps de classe important tout au long de la scolarité obligatoire au primaire et au secondaire (Chartrand et Lord, 2013), et parfois même au-delà, comme en témoigne l’achalandage des centres d’aide en français des cégeps et des universités (Cabot et Facchin, 2021) et la toute récente subvention pour la plateforme Alloprof (Lacroix-Couture, 2024). Pourtant, les écueils sont grands et les résultats, pas toujours au rendez-vous (Boivin, Debeurne et Chabot, 2022). Malgré ces grands enjeux, peu de spécialistes se centrent sur ces questions à différents niveaux de la scolarité du primaire à l’université. Ces constats montrent l’intérêt pour ce colloque, qui vise à mettre en commun les travaux en grammaire et en orthographe d’ici et d’ailleurs.
Axe 1. L’apprenant : ses représentations ou ses conceptions, l’analyse de ses graphies, l’analyse de ses performances, ses raisonnements grammaticaux, l’influence de ses affects sur ses apprentissages langagiers.
Axe 2. Les pratiques enseignantes : les pratiques novatrices, les dispositifs didactiques, les expériences sur le terrain, les enjeux de planification et d’évaluation.
Axe 3. La formation enseignante : les défis de la formation initiale des enseignant·es, l’accompagnement et la formation des enseignant·es, la conseillance pédagogique en grammaire, les besoins de formation.
Axe 4. La transposition didactique : le passage des savoirs issus de la recherche en savoir à enseigner; le passage des programmes officiels à la salle de classe.
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