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Claire Moreau : Université de Sherbrooke
Après avoir expérimenté de grandes difficultés de recrutement dans le cadre de leurs recherches respectives, un collectif de chercheurs en sciences sociales s’est rencontré à plusieurs reprises pour étudier la question. Fruit d’une exploration méthodologique, la communication propose de formaliser une première typologie des difficultés de recrutement dans les recherches qualitatives.
En mobilisant une approche ancrée dans les projets de recherche difficilement menés par chacun et un exercice de réflexivité, plusieurs enjeux ont été identifiés dont ceux associés à la scientificité du projet de recherche et aux dynamiques institutionnelles et organisationnelles dans lesquelles se déroulent les recherches. La typologie des difficultés présentées est articulée autour de quatre catégories non mutuellement exclusives : (1) les incidents de parcours au cours de la recherche qui peuvent moduler le recrutement, (2) les structures institutionnelles et les comités d’éthique de la recherche, (3) l’attribution d’identité des éventuels participants associée au désintérêt face à la recherche et (4) le rapport à l’objet d’étude des chercheurs comme des intervenants du milieu de la recherche.
Chaque catégorie sera expliquée et discutée, le tout à l’aide d’exemples issus des difficultés rencontrées lors de projets de recherche.
Depuis le début du siècle, l’enseignement postsecondaire (EPS) a été l’objet de plusieurs débats et a traversé des crises qui ont conduit à des transformations institutionnelles et organisationnelles. Le siècle s’est amorcé sur un débat sur les cégeps qui s’est déroulé jusqu’à un sommet organisé en 2005 par le Ministère. Encore aujourd’hui, leur pertinence est toujours discutée, malgré le renforcement de leur identité comme établissement d’EPS.
Le financement des établissements d’EPS a également été à l’ordre du jour de manière récurrente. La volonté d’augmenter les droits de scolarité a conduit en 2012 à une crise majeure, le « printemps érable » et, par la suite, à de nouvelles politiques de financement des universités, à l’augmentation de leur autofinancement et à l’aménagement des droits de scolarité. Par ailleurs, les écarts financiers se creusent entre les « petits » cégeps de région et les cégeps urbains. Le recrutement à l’étranger devient essentiel à la survie de plusieurs établissements.
Les modifications apportées à la cote R, outil de sélection des étudiant·es dans les programmes universitaires contingentés, relance le débat sur son rôle dans l’inégalité d’accès aux études universitaires. Si cet instrument a été créé afin d’éliminer les contingences des évaluations, variables selon les écoles, les cégeps, les classes, etc., son usage devient-il véritablement plus juste.
Un dernier événement majeur, la pandémie de la COVID-19, a frappé l’EPS de plein fouet. La majorité de ses activités a basculé en ligne du jour au lendemain. Les étudiant·es ont perdu leur emploi. On a constaté que la pandémie et la manière d’y faire face affectaient leur santé mentale. On a craint leurs effets sur la poursuite des études.
Toutefois, l’effet de ces changements sur les parcours scolaires demeure nettement peu connu. Ce colloque vise justement à éclairer les liens entre les débats et les transformations institutionnelles, d’une part, et les parcours scolaires, d’autre part. L’intérêt et la pertinence du colloque résident dans le dévoilement de résultats de recherche et dans la mise en commun d’expertises complémentaires portant sur les politiques éducatives, les parcours étudiants dans l’EPS et leurs liens. L’objectif est de mieux comprendre les articulations établies entre les dynamiques institutionnelles et organisationnelles présentes dans l’EPS et leurs effets sur les étudiant·es et leurs parcours. Le colloque est structuré autour de ces différentes dimensions.
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