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Catherine Tardif : Université de Montréal
Amener un changement en éducation peut être complexe en raison de la réticence au changement ou de l’absence de ressources. L’écart entre la recherche et les besoins des milieux, souvent influencé par des facteurs idéologiques, psychosociaux ou cognitifs, peut aussi freiner l’adoption de nouvelles pratiques. Pour surmonter ces enjeux, un projet doctoral visant à codévelopper un outil de sensibilisation à la violence éducative ordinaire en milieu scolaire a été réalisé.
L’outil a été codéveloppé en collaboration avec des praticien·ne·s selon la démarche de recherche-développement en cinq phases. À la fin du projet, des entrevues semi-dirigées ont été conduites auprès de participantes (n = 8) afin d’identifier les caractéristiques de la démarche de développement de l’outil qui contribuent à le rendre adapté et utilisable pour amorcer un changement.
Cette communication présente les résultats de l’analyse de contenu dirigé de ces entrevues. Elle met en lumière la nature de l’implication des participantes, l’impact de leur implication sur le développement et l’utilisation de l’outil ainsi que les freins et les facilitateurs à leur participation. Les résultats suggèrent des pistes d’action quant aux approches qui peuvent répondre à la fois aux besoins pratiques et scientifiques, tout en soutenant le transfert et la mobilisation des connaissances.
Alors que l’écart entre la recherche et la pratique persiste, le transfert et la mobilisation des connaissances (TMC), un domaine en pleine expansion, font face à de nombreux défis. Pour combler ce fossé, il est essentiel d’adapter et de vulgariser les connaissances scientifiques pour les milieux de pratique et de prise de décision, ainsi que de communiquer les connaissances scientifiques dans un format approprié pour le public cible et au bon moment.
L’essor des travaux de recherche en TMC contribue à relever ces défis. Les personnes étudiantes aux cycles supérieurs et chercheuses postdoctorales jouent un rôle clé dans ce processus, en produisant des données empiriques utiles à mettre en application. En s’attaquant à des problématiques contemporaines et diverses, leurs travaux participent à réduire le fossé entre le milieu universitaire et le monde professionnel tout en explorant des moyens pour utiliser la recherche en pratique. Cela permet de traduire les connaissances universitaires et de développer des solutions concrètes et applicables, renforçant ainsi l’efficacité des interventions dans divers contextes professionnels.
Dans ce contexte, notre colloque cherche à explorer deux thématiques essentielles :
Se pencher sur ces enjeux permet de mettre en lumière les contributions des personnes étudiantes et chercheuses postdoctorales à ce domaine en pleine expansion, ainsi que les stratégies adoptées pour faciliter l’utilisation des connaissances dans les milieux de pratique. Enfin, c’est l’occasion d’aborder certains facteurs qui favorisent ces contributions, comme le soutien des directions de recherche et leur rôle dans la socialisation des personnes étudiantes à la recherche en TMC.
Ce colloque est une initiative de l’Équipe RENARD de recherche sur le transfert de connaissances en collaboration avec l’Observatoire sur la santé mentale étudiante en enseignement supérieur (OSMÉES). Toutes les personnes étudiantes, chercheuses et représentantes des milieux de pratique qui s’intéressent aux stratégies pour favoriser l’utilisation des connaissances dans les milieux de pratique sont invitées à y participer.
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