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Enseigner la grammaire : perception de stagiaires au sujet de l’apport d’un dispositif de soutien à leur sentiment d’efficacité personnelle et à leur développement professionnel

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Savannah Hamaoui : Université de Montréal

Résumé de la communication

Les connaissances en grammaire et en didactique de la grammaire des stagiaires en enseignement du français au secondaire demeurent fragiles et passent difficilement dans leur pratique, malgré la formation universitaire reçue (Forget, 2020; Gauvin et coll., 2017; 2019). Dans ce contexte, un groupe de travail en grammaire (GTG) a été créé à l’Université de Montréal pour soutenir ces stagiaires. Ce dispositif novateur propose des discussions entre stagiaires et didacticiennes, de même qu’un soutien individuel, au sujet de l’enseignement grammatical en stage. Nous souhaitons documenter l’apport du GTG, notamment pour le développement du sentiment d’efficacité personnelle (SEP) et des compétences professionnelles (MEQ, 2020) des stagiaires. Le SEP (Bandura,1989/2019) est la croyance qu’une personne entretient par rapport à sa capacité d’agir avec efficacité pour atteindre ses buts et produire des résultats. Il se fonde sur quatre sources : les expériences de maitrise, les expériences vicariantes, la persuasion verbale, et les états physiologiques et émotionnels. À partir des données du questionnaire et du canevas d’entretien semi-dirigé que nous avons conçus, nous présenterons les premiers résultats pour trois stagiaires ayant participé au GTG en 2024-2025. Ces résultats suggèrent que le groupe permet aux stagiaires de vivre des expériences vicariantes, en entendant les autres relater leurs expériences, et de s’inscrire dans une démarche de développement professionnel.

Résumé du colloque

L’apprentissage du français nécessite un enseignement formel de la grammaire et de l’orthographe afin que les élèves puissent écrire divers genres de textes (Boivin, 2018). Du moins, la grande majorité des personnes enseignantes et didacticiennes en sont convaincues (Graham et Harris, 2019; Vincent et coll., 2016). Cet enseignement occupe ainsi un temps de classe important tout au long de la scolarité obligatoire au primaire et au secondaire (Chartrand et Lord, 2013), et parfois même au-delà, comme en témoigne l’achalandage des centres d’aide en français des cégeps et des universités (Cabot et Facchin, 2021) et la toute récente subvention pour la plateforme Alloprof (Lacroix-Couture, 2024). Pourtant, les écueils sont grands et les résultats, pas toujours au rendez-vous (Boivin, Debeurne et Chabot, 2022). Malgré ces grands enjeux, peu de spécialistes se centrent sur ces questions à différents niveaux de la scolarité du primaire à l’université. Ces constats montrent l’intérêt pour ce colloque, qui vise à mettre en commun les travaux en grammaire et en orthographe d’ici et d’ailleurs.

Axe 1. L’apprenant : ses représentations ou ses conceptions, l’analyse de ses graphies, l’analyse de ses performances, ses raisonnements grammaticaux, l’influence de ses affects sur ses apprentissages langagiers.

Axe 2. Les pratiques enseignantes : les pratiques novatrices, les dispositifs didactiques, les expériences sur le terrain, les enjeux de planification et d’évaluation.

Axe 3. La formation enseignante : les défis de la formation initiale des enseignant·es, l’accompagnement et la formation des enseignant·es, la conseillance pédagogique en grammaire, les besoins de formation.

Axe 4. La transposition didactique : le passage des savoirs issus de la recherche en savoir à enseigner; le passage des programmes officiels à la salle de classe.

Contexte

section icon Date : 9 mai 2025

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