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Jonathan Houle : Université McGill
Le projet tire avantage des récentes avancées technologiques en imagerie médicale ayant permis le développement de machines d’échographie ultra-portatives et abordables. Ces machines ont le potentiel d’améliorer les soins dans les pays à revenu faible et modéré et ce, particulièrement pour les patients les plus vulnérables. Contrairement à l’imagerie traditionnelle faite dans un département de radiologie, interprétée par un radiologue et coûteuse, l’échographie au chevet est utilisée par les cliniciens, ne requiert pas de déplacer les patients, est typiquement gratuite et peut permettre d’atteindre un diagnostique plus rapidement, de guider la conduite clinique et d’accomplir certaines procédures médicales de manière plus sécuritaire.
L’utilisation appropriée de l’échographie au chevet requiert un apprentissage théorique et technique longitudinal nécessitant des ressources souvent rares dans les pays à revenu faible et modéré. L’implémentation de curriculums d’échographie durables dans ces contextes présentent donc de nombreux défis particuliers auxquels la recherche médicale n’a pas encore trouvé de solutions efficaces.
Le projet présenté par Dr. Houle propose une approche novatrice à l’enseignement de l’échographie au chevet dans les pays à revenu faible et modéré et propose des solutions à ces défis d’envergure. Des solutions qui pourraient s’avérer aussi pertinentes dans les régions reculées du Québec qu’en Amhara.
La formation médicale a grandement évolué depuis le rapport Flexner (1910), qui a mis en place des standards de formation médicale en Amérique du Nord. Les nouvelles connaissances augmentent de manière exponentielle, et les besoins de la société ne cessent de se diversifier, voire de devenir plus complexes. Dans une perspective de responsabilité sociale (RS), les facultés de médecine doivent donc s’adapter afin de mieux répondre aux besoins de la population. Devant le manque de médecins, le nombre d’étudiants admis dans les écoles de médecine au Québec atteint d’ailleurs un sommet jamais vu auparavant. On rencontre pourtant encore un manque important de couverture médicale, particulièrement en médecine familiale, dans plusieurs régions du Québec, ce qui peut mettre en jeu la qualité des soins prodigués à la population. Afin de remédier à la situation, les quatre facultés de médecine québécoises ont mis en place six campus délocalisés et des milieux cliniques en région. En accord avec la mission de RS des facultés, ces milieux permettent d’attirer davantage d’étudiants vers la pratique en médecine de famille dans des régions historiquement moins bien desservies. Avec le nombre grandissant d’étudiants, ces milieux d’accueil permettent aussi un enseignement de qualité dans un environnement psychologiquement sécuritaire et propice à l’apprentissage.
Au-delà du site de formation, le contenu du curriculum enseigné aux futurs médecins doit également permettre de mieux répondre aux besoins de la population. Ainsi, plusieurs innovations ont été intégrées dans les études médicales au cours des dernières années : curriculum sur les soins anti-oppressifs, arts et humanités, immersion clinique précoce des étudiants, contact soutenu avec des patients partenaires et intégration de nouvelles technologies de l’information (p. ex. : IA, simulation, réalité virtuelle). Il est important de voir comment ces innovations permettent de répondre aux besoins de la population.
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