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Sylvie Codo : Université de Bretagne-Occidentale
En France, les structures de l’Économie Sociale et Solidaire (ESS) contribuent activement au développement économique et social des territoires dans de nombreux domaines d’activités. Elles regroupent les associations, les mutuelles, les coopératives et les fondations. Ces organisations affichent une croissance régulière. En 2021, elles représentent plus de 10,5 de l#39emploi en France. Elles reposent sur l’utilité sociale, le partage, la coopération... Elles ne promeuvent pas l’enrichissement personnel. Si leurs valeurs et principes sont centrés sur l’humain, nous disposons à l’heure actuelle de peu de connaissances sur la qualité de vie et des conditions de travail (QVCT) des salariés de l’ESS. L’objectif de cette proposition est d’explorer les relations entre la motivation, le bien-être et les risques psychosociaux chez des salariés de l’ESS. Les premiers résultats de la recherche quantitative menée auprès de 284 salariés de l’ESS révèlent que la motivation intrinsèque et la motivation identifiée (Gagné et al., 2010) entretiennent d’une part une relation positive avec le bien-être au travail (Bietry et Creusier, 2013) et une relation négative avec le conflit individuclimat (Perrot, 2001) et le stress psychologique (Lemyre et Tessier, 2003). Dans un contexte de managérialisation de l’ESS, la motivation apparaît comme un levier de QVCT.
La motivation est un élément clé dans la promotion du bien-être personnel et collectif, en influençant non seulement les attitudes et comportements individuels, mais aussi les dynamiques sociales à grande échelle. Les principes fondamentaux associés, tels que ceux issus de la théorie de l’autodétermination, les buts, la théorie des valeurs-attentes ou les modèles biopsychosociaux de la motivation offrent des perspectives novatrices pour relever les défis auxquels nous sommes aujourd’hui confrontés. Qu’il s’agisse d’enjeux liés à la santé mentale et à l’accès aux soins, aux pratiques éducatives, aux changements climatiques et à la mobilisation citoyenne, aux enjeux liés à la sphère du travail, ou encore de la désinformation et des comportements radicaux associés, les avancées théoriques et empiriques liées aux théories motivationnelles apportent un éclairage profond dans la compréhension de ces enjeux et des pistes de solution concrètes et pratiques.
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