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Hekma Ayadi : Centre de biotechnologie de Sfax
Bien que le système éducatif tunisien soit performant, la valorisation des résultats de recherche reste limitée à cause de plusieurs défis d’ordre stratégique, de marché et juridiques. De plus, la propriété intellectuelle, et plus particulièrement le brevetage, permet de protéger les produits de la recherche et de catalyser le processus de transfert technologique. Un exemple de brevetage est celui d’une invention développée par deux équipes de recherche du Centre de Biotechnologie de Sfax et de l’Université de Toulouse, portant sur une préparation pharmaceutique à fort pouvoir anti-hémorragique. En effet, lors du brevetage, l’analyse de l’invention, l’évaluation des critères de brevetabilité et l’identification de la titularité des droits ont été réalisés avant le dépôt de la demande à l’INNORPI. Grâce au brevetage, les équipes de recherche s’intéressent de plus en plus à l’exploitation de leurs résultats et à la participation à des concours d’invention et de valorisation. Les inventeurs lauréats ont gagné en visibilité grâce aux interactions fructueuses avec le monde socioéconomique. Ensuite, des réflexions autour des stratégies de protection ont été discutées. Finalement, le dépôt PCT WO2023/062092 a été suivi des dépôts en Europe EP4415703 et en Amérique US20240423944. Des efforts sont déployés pour régulariser les questions de protection des droits, attirer les investisseurs et lever des fonds afin d’exploiter l’invention protégée par une famille de brevets.
Au Québec comme en Tunisie, l’entrepreneuriat scientifique et technologique constitue un levier essentiel pour le développement économique et social. Ce colloque, inscrit dans le cadre du 92e congrès de l’Acfas, a pour but d’examiner les enjeux et les occasions associés à la conversion des découvertes scientifiques en innovations tangibles et à leur commercialisation.
Quelles pratiques favorisent l’investissement dans les jeunes pousses dans les domaines scientifiques? Ces dernières ont besoin d’investissements significatifs pour la recherche et développement. Les investisseurs peuvent être réticents à investir dans des projets risqués sans un rendement sur investissement clair.
Comment bien faire croître le transfert technologique? Le transfert de technologie peut être complexe et entravé par des questions de propriété intellectuelle. Le passage de la recherche à une application commerciale implique une collaboration entre chercheurs, établissements d’enseignement et entreprises.
Comment composer avec le cadre réglementaire en place au Canada? Réglementation et conformité peuvent ralentir le processus de mise en marché, surtout dans des domaines comme la biotechnologie, les sciences de la vie et l’énergie.
Quelles stratégies sont efficaces pour gérer les coûts et les complexités de l’innovation technologique? L’innovation technologique repose souvent sur des découvertes. La protection de ces innovations par des brevets ou d’autres formes de propriété intellectuelle est cruciale, mais peut être coûteuse et complexe surtout sur les marchés internationaux.
Quels outils devons-nous fournir aux étudiant·es des domaines technologique et scientifique pour assurer leur intégration dans le monde entrepreneurial? Les scientifiques et ingénieurs qui deviennent entrepreneurs doivent acquérir des compétences en gestion, en développement des affaires, en marketing et en finances, ce qui n’est pas nécessairement naturel pour ces personnes. De plus, les programmes universitaires visant à combler cette lacune sont en émergence.
Objectifs du colloque :
Le colloque s’adresse aux chercheurs, doctorants, postdoctorants, entrepreneurs, investisseurs, représentants des incubateurs et accélérateurs, décideurs politiques, et toute personne intéressée par le lien entre science et innovation.
Titre du colloque :
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