Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Membre a labase
Marie-Claude Boivin : Université de Montréal
Dans leur enseignement grammatical, les stagiaires en enseignement du français au secondaire peinent à utiliser les savoirs universitaires en grammaire et en didactique de la grammaire (Forget, 2020; Gauvin et al. 2017; 2019). Afin de les soutenir, nous avons créé le Groupe de travail en grammaire (GTG), qui propose des discussions sur cet enseignement entre un petit nombre de stagiaires et deux didacticiennes. De 2023 à 2025, le groupe a soutenu 27 stagiaires réparties en quatre groupes de 2e, 3e ou 4e année de formation initiale.
Notre objectif consiste à décrire l’apport du GTG comme dispositif de formation. En prenant appui sur les notes prises lors des rencontres de groupe et individuelles, nous proposerons un portrait des choix didactiques que les stagiaires ont pu effectuer avec le soutien du GTG. Leurs choix de méthodes et de techniques (Gauvin et Messier, sous presse) seront explicitement reliés aux contraintes du milieu (temps, matériel) et à des principes reconnus en didactique de la grammaire, par exemple privilégier des démarches actives, soutenir la réflexion métalinguistique, favoriser le transfert des connaissances en écriture, etc. (Nadeau et Fisher, 2006). Le travail des didacticiennes sera analysé à l’aide du modèle de Colognesi et al. (2019) : nous monterons comment les postures de coconstructeur et de facilitateur, de même que des interventions de catégories diverses (p.ex. clarifier, rassurer, valoriser, reformuler) ont soutenu les choix des stagiaires.
L’apprentissage du français nécessite un enseignement formel de la grammaire et de l’orthographe afin que les élèves puissent écrire divers genres de textes (Boivin, 2018). Du moins, la grande majorité des personnes enseignantes et didacticiennes en sont convaincues (Graham et Harris, 2019; Vincent et coll., 2016). Cet enseignement occupe ainsi un temps de classe important tout au long de la scolarité obligatoire au primaire et au secondaire (Chartrand et Lord, 2013), et parfois même au-delà, comme en témoigne l’achalandage des centres d’aide en français des cégeps et des universités (Cabot et Facchin, 2021) et la toute récente subvention pour la plateforme Alloprof (Lacroix-Couture, 2024). Pourtant, les écueils sont grands et les résultats, pas toujours au rendez-vous (Boivin, Debeurne et Chabot, 2022). Malgré ces grands enjeux, peu de spécialistes se centrent sur ces questions à différents niveaux de la scolarité du primaire à l’université. Ces constats montrent l’intérêt pour ce colloque, qui vise à mettre en commun les travaux en grammaire et en orthographe d’ici et d’ailleurs.
Axe 1. L’apprenant : ses représentations ou ses conceptions, l’analyse de ses graphies, l’analyse de ses performances, ses raisonnements grammaticaux, l’influence de ses affects sur ses apprentissages langagiers.
Axe 2. Les pratiques enseignantes : les pratiques novatrices, les dispositifs didactiques, les expériences sur le terrain, les enjeux de planification et d’évaluation.
Axe 3. La formation enseignante : les défis de la formation initiale des enseignant·es, l’accompagnement et la formation des enseignant·es, la conseillance pédagogique en grammaire, les besoins de formation.
Axe 4. La transposition didactique : le passage des savoirs issus de la recherche en savoir à enseigner; le passage des programmes officiels à la salle de classe.
Titre du colloque :
Thème du colloque :