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Michel Otto : Agence pour la Promotion de l'Enseignement, APE
En tant que coauteur d’une publication sur l'usage des langues maternelles et défenseur de celles-ci, je souhaite partager mon expérience sur les langues nationales en République Démocratique du Congo (RDC). Les obstacles linguistiques représentent un frein majeur à l'accès à l'éducation, se manifestant par une inadéquation entre les langues d'enseignement et les langues maternelles des apprenants. Cette situation entraîne des difficultés d'apprentissage et une exclusion scolaire. La communication évoquera la notion de langue nationale et de langues locales qui constituent un déphasage, identifiera les langues parlées par les différentes communautés en RDC, analysera l'impact des langues d'enseignement sur la performance scolaire, évaluera les politiques linguistiques en matière d'éducation et proposera des recommandations pour améliorer l'accès à l'éducation. Nous partons de l’hypothèse que les élèves instruits dans leur langue maternelle dans les premières années réussissent mieux que ceux qui apprennent dans une langue étrangère, ce qui souligne la nécessité d’adapter les politiques éducatives à la diversité linguistique. Notre cible inclut les enfants scolarisés, les enseignants, les parents et les décideurs politiques. Les résultats attendus comprennent un inventaire d’obstacles linguistiques, des recommandations concrètes pour les décideurs, une sensibilisation accrue sur l'importance des langues maternelles et une formation des enseignants sur ce sujet.
En 2017, l’UNESCO invite la population mondiale à se mobiliser et à mettre en œuvre le programme de développement durable. L’objectif 4 de ce programme demande aux États d’« assurer l’accès de tous à une éducation de qualité, sur un pied d’égalité, et promouvoir les possibilités d’apprentissage tout au long de la vie ». En ce sens, les milieux éducatifs destinés à la petite enfance doivent être imprégnés d’efforts visant à offrir à tous les enfants des occasions de développer des valeurs, des attitudes, des connaissances et des compétences qui favorisent leur résilience (Engdahl et Furu, 2022), contribuant ainsi à construire un monde fondé sur les principes du développement durable. Or, pour mettre en œuvre cette éducation dès la petite enfance, il est crucial de prioriser des orientations qui répondent notamment à la diversité et aux besoins des enfants. Cela est essentiel non seulement pour garantir un accès équitable au droit à l’éducation, mais aussi pour favoriser la participation et la réussite éducative de tous les enfants, y compris ceux en situation de vulnérabilité (UNESCO, 2016). Au Québec, offrir un environnement inclusif dans les milieux éducatifs est d’ailleurs un axe central de la politique de réussite éducative déployée (MEES, 2017; MEES, 2018).
Ce colloque rend compte de recherches, d’expériences et de projets de différents acteurs des milieux éducatifs à la petite enfance, notamment de leur réflexion quant aux orientations actuelles en éducation inclusive et équitable, ainsi que de leurs expériences liées à la mise en œuvre de ces approches. Le colloque présente également des recherches et des initiatives issues du milieu de la formation en éducation à la petite enfance, visant à arrimer l’offre de formation initiale et continue aux objectifs de développement durable.
Il vise par ailleurs à :