Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Membre a labase
Jessie Grégoire : UQAM - Université du Québec à Montréal
Dans votre entourage, vous connaissez peut-être un.e bricoleur.euse du dimanche ou un.e patenteux.euse. Dans le cadre de ma thèse, je m’intéresse aux personnes qui « patentent », dans leurs temps libres, des objets inusités, non destinés à la commercialisation, à partir d’un ensemble de matériaux hétéroclites et de connaissances qui ne sont pas nécessairement apprises lors d’une formation professionnelle ou sur les bancs des cégeps et des universités. À travers l’objectif d’un appareil photo, je prévois faire une enquête ethnographique afin de documenter les objets que les patenteux.euses produisent ainsi que leurs conditions de production (espace-temps, savoir-faire, outils et matériaux utilisés, etc.) afin de saisir dans quels espaces relationnels s’inscrit leur pratique. Étant présentement en rédaction de projet de thèse, je me questionne sur les enjeux éthiques que pose l’usage de la photographie comme un outil pour l’enquête, autant sur le terrain qu’au moment de la diffusion des résultats. Dans le cadre de cette présentation, je reviendrai sur ma méthodologie d’enquête, plus spécifiquement sur la façon avec laquelle je mobiliserai la photographie à différents stades de ma recherche : au recrutement des participant.e.s, à la collecte des données et à la restitution du terrain. Sur le plan de l’éthique, je traiterai de la notion de consentement rattachée au droit à l’image ainsi que de l’anonymisation et la protection des données à partir des spécificités de mon terrain.
Pour souligner les 50 ans de la formation de niveau collégial en techniques de recherche, les enseignant·es du programme de Techniques de recherche et de gestion de données (TRGD) vous convient à une journée d’échanges et de réflexions sur l’évolution des pratiques en sciences sociales.
Les sciences sociales et humaines s’appuient sur une diversité de pratiques et de techniques qui évoluent au cours de l’histoire des sciences et des connaissances. En 2024, le colloque « La méthodologie en recherche : un soutien à la créativité et à l’innovation » a permis de créer un dialogue interdisciplinaire sur les méthodes et pratiques de recherche, en plus de permettre la rencontre entre chercheur·ses et étudiant·es, au niveau autant universitaire que collégial. Considérant la richesse des échanges et l’engagement des participant·es, nous souhaitons cette année reconduire l’expérience sur le thème des pratiques méthodologiques en sciences sociales et sur leur évolution dans le temps.
Les thèmes porteront sur les enjeux liés à l’évolution des :1) processus de recherche et des exigences en éthique; 2) méthodes de collecte de données; 3) méthodes d’analyse et de leur mixité; et 4) modes de diffusion de la recherche.
Ces enjeux se trouvent au centre des préoccupations méthodologiques en sciences sociales. En matière d’éthique par exemple, l’essor de l’intelligence artificielle soulève des questions inédites sur le consentement et la confidentialité. En ce qui concerne la collecte des données, les méthodes classiques évoluent pour tenir compte des nouvelles réalités telles que les échanges et les interactions qui se déroulent dans des environnements numériques, comme les réseaux sociaux, les forums en ligne ou les plateformes de messagerie. La multiplication des outils d’analyse des données amène à réaffirmer, mais aussi à redéfinir, l’apport humain et la nécessité d’un regard critique dans les pratiques d’analyse. Enfin, en ce qui concerne les modes de diffusion, l’open science, les nouveaux canaux numériques, les blogs universitaires, les podcasts ou tout autre support visuel ou filmique modifient aujourd’hui les pratiques de recherche et la manière dont les résultats sont analysés et communiqués. Ces enjeux méritent d’être partagés et discutés entre pairs.
Titre du colloque :