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Maxime Ouellet : UQAM - Université du Québec à Montréal
Cette communication s’inscrit dans la lignée de la littérature en économie politique critique qui traite de la question des transformations sociales, économiques et politiques liées à la montée en puissance de nouveaux acteurs monopolistiques dans le domaine de l’économie numérique, plus spécifiquement les plateformes numériques (Birch et Cochrane 2022; Durand, 2020; Rikap, 2021). Au sein de cette littérature, certains travaux ont montré que le pouvoir de ces plateformes s’appuie sur la capacité de contrôle des infrastructures numériques (Van Dijk et al, 2018), d’autres se plutôt attardés à la question de l’appropriation des données numériques qui, une fois transformées en actifs financiers, ont rendu possible l’émergence d’un capitalisme monopoliste intellectuel (Pagano, 2014) basé sur une logique rentière de prédation de la valeur. Dans cette optique, cette communication a deux objectifs principaux, à la fois théoriques et empiriques. Premièrement, il s’agira de proposer un cadre théorique permettant de synthétiser ces diverses approches. Deuxièmement, nous présenterons les résultats de recherches empiriques que nous avons effectuées sur les stratégies d’accumulation des plateformes numériques dans les secteurs de la santé, de l’éducation et de la culture à l’échelle mondiale et au niveau local.
En 2022-2023, l’apparition de l’IA générative a bouleversé nos sociétés, et ce, particulièrement du point de vue informationnel, médiatique et culturel. Bien qu’associée à des promesses de démocratisation et de progrès, l’IA générative a rapidement été cooptée par les GAFAM (Google, Apple, Facebook [Meta], Amazon et Microsoft – à qui on ajoute parfois Tesla et Nvidia), qui s’en sont servis pour augmenter leur pouvoir épistémique et infrastructurel. Cette capture du pouvoir de l’IA par des géants de la technologie crée selon nous plusieurs défis qu’il est impératif d’analyser de manière critique et interdisciplinaire. Parmi ces défis, mentionnons :
Face à tous ces bouleversements, il nous semble indispensable de se regrouper pour penser ces enjeux de manière interdisciplinaire et critique. De plus en plus, les plateformes numériques sont des faits sociaux totaux qu’il est impossible d’appréhender de manière isolée. Plus précisément, le colloque s’oriente autour des quatre axes suivants : 1) la mutation des pratiques informationnelles à l’ère de l’IA générative; 2) l’économie politique de l’IA et la régulation des GAFAM; 3) l’économie de l’attention, la gouvernance algorithmique et les agents conversationnels; et 4) la dépendance aux plateformes, les problèmes des écrans, la désinformation en ligne et la polarisation politique.
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