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Patrick Archambault : CSSS Alphonse-Desjardins
Les symptômes du syndrome post-COVID-19 sont souvent non spécifiques, ce qui rend difficile leur distinction des symptômes dus à d'autres affections médicales. Dans cette étude, nous comparons la proportion de patients du service des urgences qui ont développé des symptômes correspondant à la définition de cas clinique du syndrome post-COVID-19 de l'Organisation mondiale de la santé entre ceux qui ont été testés positifs à l'infection par le coronavirus 2 du syndrome respiratoire aigu sévère et les patients appariés en fonction du temps qui ont été testés négatifs. Nos résultats montrent que plus d'un tiers des patients du service des urgences atteints d'une infection aiguë avérée répondent aux critères du syndrome post-COVID-19 3 mois après la visite initiale. Cependant, un patient sur cinq testé négatif qui affirme n'avoir jamais été infecté signale également des symptômes compatibles avec le syndrome post-COVID-19, ce qui souligne le manque de spécificité de la définition de cas clinique. Les tests de dépistage du SARS-CoV-2 pendant la phase aiguë d'une infection suspectée devraient se poursuivre jusqu'à ce que des biomarqueurs spécifiques du syndrome post-COVID-19 soient disponibles pour le diagnostic et le traitement.
Parmi les grands apprentissages de l’expérience de la pandémie de covid-19, le manque de préparation en amont de la crise est fréquemment cité dans les rapports de leçons apprises et recommandations produits sur la crise. En cette ère de polycrises où celles affectant la santé sont appelées à augmenter en nombre, en intensité, en complexité et en simultanéité, à un moment où les ressources sont de plus en plus limitées, nous sommes confrontés collectivement à un enjeu d’efficacité face aux défis actuels et des prochaines années, qui risquent de dépasser nos capacités à y répondre.
Le milieu de la recherche réfléchit aux moyens d’être plus efficaces pour contribuer à la prévention et à la réponse aux crises. S’il veut produire de nouvelles connaissances pertinentes, le secteur de la recherche doit mieux s’organiser, se doter de processus et de structures accélérant sa mise en place et améliorer le transfert des connaissances auprès des décideurs, du réseau de la santé et des services sociaux et ses partenaires de la communauté et de la société civile. Plusieurs questions se posent. Comment attribuer rationnellement les ressources financières pour soutenir des projets prioritaires? Comment éviter les coûteuses duplications de projets ou, au contraire, les angles morts dans le développement des connaissances? Comment la recherche peut-elle optimiser, mobiliser les différentes expertises, savoirs et connaissances existants qui sont nécessaires pour anticiper les menaces? Comment peut-elle répondre aux besoins des gestionnaires des crises et de la population dans des visées systémiques, systématiques et intersectorielles? Ce colloque propose d’explorer les modalités, expériences et connaissances développées sur la mobilisation des savoirs intersectoriels (santé, société et culture, nature et technologies) ainsi que les savoirs patients, citoyens, communautaires en préparation de crise pour mieux comprendre comment la recherche peut mieux participer au « se préparer ensemble ».
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