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Quels sont les effets de la littérature jeunesse sur l’intérêt des élèves en grammaire ? Résultats d’une étude mixte réalisée en Fransaskoisie

JT

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Joël Thibeault : Université d'Ottawa

Résumé de la communication

De plus en plus de chercheurs étudient la grammaire selon les composantes affectives qui en sous-tendent l’apprentissage (Boyer et al., 2016). De façon générale, il est reconnu que la valeur perçue par l’élève de la grammaire joue un rôle clé dans sa motivation, cette valeur étant constituée de trois éléments : l’intérêt, la perception de l’utilité et l’importance de la grammaire (Gauvin et al., 2021). Toutefois, l’intérêt des élèves pour la grammaire reste souvent inférieur aux autres (Jean et Simard, 2011; Thibeault et Fleuret, 2019), la recherche devant donc s’interroger sur des façons de la rendre plus intéressante.

Dans le cadre d’une étude réalisée dans une école fransaskoise, 34 élèves de 4e année ont pris part à une séquence didactique sur la phrase impérative à travers des œuvres de littérature jeunesse. Cette séquence, s’échelonnant sur 4 périodes de 50 minutes, a porté sur la lecture de deux livres riches en phrases impératives et des activités réflexives pour en faire émerger le fonctionnement grammatical. Cette présentation nous permettra ainsi d’exposer les résultats de tests statistiques réalisés à partir de données provenant d’un questionnaire de type Likert sur l’intérêt en grammaire que les élèves ont rempli avant et après la séquence. En complément, nous ferons état des résultats d’une analyse thématique menée à partir de données collectées lors d’entretiens réalisés auprès de certains élèves (n=25) après la séquence.

Résumé du colloque

L’apprentissage du français nécessite un enseignement formel de la grammaire et de l’orthographe afin que les élèves puissent écrire divers genres de textes (Boivin, 2018). Du moins, la grande majorité des personnes enseignantes et didacticiennes en sont convaincues (Graham et Harris, 2019; Vincent et coll., 2016). Cet enseignement occupe ainsi un temps de classe important tout au long de la scolarité obligatoire au primaire et au secondaire (Chartrand et Lord, 2013), et parfois même au-delà, comme en témoigne l’achalandage des centres d’aide en français des cégeps et des universités (Cabot et Facchin, 2021) et la toute récente subvention pour la plateforme Alloprof (Lacroix-Couture, 2024). Pourtant, les écueils sont grands et les résultats, pas toujours au rendez-vous (Boivin, Debeurne et Chabot, 2022). Malgré ces grands enjeux, peu de spécialistes se centrent sur ces questions à différents niveaux de la scolarité du primaire à l’université. Ces constats montrent l’intérêt pour ce colloque, qui vise à mettre en commun les travaux en grammaire et en orthographe d’ici et d’ailleurs.

Axe 1. L’apprenant : ses représentations ou ses conceptions, l’analyse de ses graphies, l’analyse de ses performances, ses raisonnements grammaticaux, l’influence de ses affects sur ses apprentissages langagiers.

Axe 2. Les pratiques enseignantes : les pratiques novatrices, les dispositifs didactiques, les expériences sur le terrain, les enjeux de planification et d’évaluation.

Axe 3. La formation enseignante : les défis de la formation initiale des enseignant·es, l’accompagnement et la formation des enseignant·es, la conseillance pédagogique en grammaire, les besoins de formation.

Axe 4. La transposition didactique : le passage des savoirs issus de la recherche en savoir à enseigner; le passage des programmes officiels à la salle de classe.

Contexte

section icon Date : 9 mai 2025

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