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Ollvier Prigent : Université de Sherbrooke
Le développement de la mobilisation des connaissances (MC) est essentiel pour assurer des soins et services sociaux de qualité fondés sur les meilleures pratiques. Dans ce contexte, les infrastructures de mobilisation des connaissances (IMC) émergent comme des organisations clés pour renforcer les capacités en MC et favoriser la collaboration entre acteurs. Toutefois, leur nouveauté explique le manque de synthèses sur leurs définitions, évaluations et conditions de succès, limitant ainsi leur mise en œuvre efficace. Cette étude vise à combler ce vide en réalisant une scoping review selon le cadre d’Arksey et O’Malley. Une recherche documentaire approfondie a été menée dans trois bases de données scientifiques, complétée par une stratégie « boule de neige » et une exploration de la littérature grise, sans restriction temporelle. Sur 514 articles recensés, 40 ont été retenus pour analyse. Les résultats identifient 28 recommandations pour favoriser le développement des IMC, réparties en gouvernance (n=1), affiliation institutionnelle (n=2), stratégie (n=9), ressources (n=2), leadership (n=1), collaboration (n=7), réseautage (n=3) et offre de services (n=3). L’étude propose une définition plus inclusive des IMC et insiste sur l’importance d’un cadre analytique intégrant les dimensions contextuelles et organisationnelles, afin de mieux comprendre leur rôle, leurs défis et leurs leviers d’action pour maximiser leur impact.
Alors que l’écart entre la recherche et la pratique persiste, le transfert et la mobilisation des connaissances (TMC), un domaine en pleine expansion, font face à de nombreux défis. Pour combler ce fossé, il est essentiel d’adapter et de vulgariser les connaissances scientifiques pour les milieux de pratique et de prise de décision, ainsi que de communiquer les connaissances scientifiques dans un format approprié pour le public cible et au bon moment.
L’essor des travaux de recherche en TMC contribue à relever ces défis. Les personnes étudiantes aux cycles supérieurs et chercheuses postdoctorales jouent un rôle clé dans ce processus, en produisant des données empiriques utiles à mettre en application. En s’attaquant à des problématiques contemporaines et diverses, leurs travaux participent à réduire le fossé entre le milieu universitaire et le monde professionnel tout en explorant des moyens pour utiliser la recherche en pratique. Cela permet de traduire les connaissances universitaires et de développer des solutions concrètes et applicables, renforçant ainsi l’efficacité des interventions dans divers contextes professionnels.
Dans ce contexte, notre colloque cherche à explorer deux thématiques essentielles :
Se pencher sur ces enjeux permet de mettre en lumière les contributions des personnes étudiantes et chercheuses postdoctorales à ce domaine en pleine expansion, ainsi que les stratégies adoptées pour faciliter l’utilisation des connaissances dans les milieux de pratique. Enfin, c’est l’occasion d’aborder certains facteurs qui favorisent ces contributions, comme le soutien des directions de recherche et leur rôle dans la socialisation des personnes étudiantes à la recherche en TMC.
Ce colloque est une initiative de l’Équipe RENARD de recherche sur le transfert de connaissances en collaboration avec l’Observatoire sur la santé mentale étudiante en enseignement supérieur (OSMÉES). Toutes les personnes étudiantes, chercheuses et représentantes des milieux de pratique qui s’intéressent aux stratégies pour favoriser l’utilisation des connaissances dans les milieux de pratique sont invitées à y participer.
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