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Meghan Robin : Université de Montréal

Résumé de la communication

En période de crises sociales, il est impératif de pouvoir anticiper le déroulement des crises sociales afin d’instaurer les ressources adéquates en amont pour aider la population. Bien que des modèles prédictifs existent déjà dans la littérature scientifique, ces modèles ne permettent pas d’offrir un portrait de l’ampleur des crises sociales. L’algorithme du changement social (ACS) comble cette lacune en modélisant le changement social pour mieux prévoir l’évolution des crises sociales et leurs impacts sur la population. Pour ce faire, l’ACS tient compte de l’état sociétal a priori et des quatre indicateurs d’un changement social dramatique, soit la vitesse, la rupture des structures normatives et sociales et la menace au soi. En fonction des scores des indicateurs, l’ACS détermine l’état futur d’une société, soit un changement social incrémentiel, d’inertie, de stabilité ou de changement social dramatique. Afin de valider l’ACS, l’ANOVA à mesures répétées et l’ANOVA mixte seront utilisées pour comparer les scores ACS aux cas de COVID-19 dans quatre provinces canadiennes. Des corrélations bivariées de Pearson évalueront l’association entre la santé mentale, les indices économiques et le temps passé dans chaque état sociétal. Suivant sa validation, l’ACS pourrait servir d’outil pour les instances décisionnelles.

Résumé du colloque

Parmi les grands apprentissages de l’expérience de la pandémie de covid-19, le manque de préparation en amont de la crise est fréquemment cité dans les rapports de leçons apprises et recommandations produits sur la crise. En cette ère de polycrises où celles affectant la santé sont appelées à augmenter en nombre, en intensité, en complexité et en simultanéité, à un moment où les ressources sont de plus en plus limitées, nous sommes confrontés collectivement à un enjeu d’efficacité face aux défis actuels et des prochaines années, qui risquent de dépasser nos capacités à y répondre.

Le milieu de la recherche réfléchit aux moyens d’être plus efficaces pour contribuer à la prévention et à la réponse aux crises. S’il veut produire de nouvelles connaissances pertinentes, le secteur de la recherche doit mieux s’organiser, se doter de processus et de structures accélérant sa mise en place et améliorer le transfert des connaissances auprès des décideurs, du réseau de la santé et des services sociaux et ses partenaires de la communauté et de la société civile. Plusieurs questions se posent. Comment attribuer rationnellement les ressources financières pour soutenir des projets prioritaires? Comment éviter les coûteuses duplications de projets ou, au contraire, les angles morts dans le développement des connaissances? Comment la recherche peut-elle optimiser, mobiliser les différentes expertises, savoirs et connaissances existants qui sont nécessaires pour anticiper les menaces? Comment peut-elle répondre aux besoins des gestionnaires des crises et de la population dans des visées systémiques, systématiques et intersectorielles? Ce colloque propose d’explorer les modalités, expériences et connaissances développées sur la mobilisation des savoirs intersectoriels (santé, société et culture, nature et technologies) ainsi que les savoirs patients, citoyens, communautaires en préparation de crise pour mieux comprendre comment la recherche peut mieux participer au « se préparer ensemble ».

Contexte

section icon Date : 9 mai 2025

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