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Variabilité de la complexité lexicale de la parole dirigée vers les bébés apprenant deux langues - Présentation Annulée

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Nicola Phillips : Université McGill

Résumé de la communication

Dans la littérature anglophone sur le développement lexical des nourrissons, deux résultats apparaissent fréquemment : la parole dirigée vers l’enfant par les adultes (1) tend à varier dans sa complexité selon le locuteur ou locatrice (mère, père, autres adultes) et (2) elle devient de plus en plus complexe avec la croissance du vocabulaire réceptif et productif du bébé. Cependant, à notre connaissance, il n’y a qu’une seule étude qui a examiné la variabilité dans la complexité lexicale chez les mères et les pères bilingues (Ferjan Ramírez et al. 2022) et il n’y en a aucune qui l’a explorée de façon longitudinale. Nous tenons à combler cet écart en analysant un corpus d’enregistrements audio longue durée réalisé à Montréal (le corpus Montreal Bilingual Infant). Ces enregistrements de 16 heures ont été faits dans les foyers d’enfants apprenant le français et l’anglais de manière simultanée, une première fois à 10 mois et une deuxième fois à 18 mois. Nous présentons ici les résultats préliminaires d’une analyse de la complexité lexicale de la parole des parents pendant les interactions dyadiques avec leurs bébés. Bien que nos analyses de la variabilité de la complexité lexicale selon le contexte linguistique soient de nature exploratoire, nous anticipons néanmoins une variabilité selon le locuteur ou la locutrice, ainsi qu'une augmentation de la complexité entre 10 et 18 mois.

Résumé du colloque

Depuis quelques années, le monde de la recherche sur l’apprentissage des langues secondes et le bilinguisme est en pleine ébullition. En plus de recourir de plus en plus fréquemment à des approches multidisciplinaires alliant linguistique, sciences cognitives et neurophysiologie, ce domaine a aussi vu l’apparition de nouveaux axes de recherche soulignant l’importance du contexte socioculturel ou socioécologique dans l’apprentissage des langues. Ainsi, des axes de recherche novateurs développés en collaboration avec des chercheurs en sociologie, en psychologie et en didactique ont permis de raffiner les questions de recherche afin d’obtenir une meilleure compréhension des phénomènes impliqués dans l’acquisition des langues secondes ou étrangères. Par exemple, on ne se demande plus simplement si le niveau d’exposition à une langue seconde peut influencer son apprentissage, mais plutôt quels impacts différents types d’exposition peuvent avoir sur l’apprentissage de celle-ci (interactions actives versus écoute passive, prévisibles ou imprévisibles…). De même, on ne s’intéresse pas seulement aux effets liés à l’âge d’acquisition (petite enfance, adolescence, âge adulte), mais aussi à ses interactions avec diverses variables telles que le type d’enseignement reçu ou l’attitude de l’apprenant. De tels travaux permettent d’isoler les facteurs neurodéveloppementaux des facteurs sociaux associés à l’acquisition linguistique, mais nécessitent la création d’équipes de recherche multidisciplinaires regroupant des chercheurs provenant de domaines parfois peu habitués à travailler ensemble. Il est donc crucial de créer des occasions de rencontre lors de colloques généraux tels que l’Acfas afin de favoriser les maillages interdisciplinaires entre chercheurs qui ne se croiseraient pas ailleurs. Ce colloque réunit des chercheurs de divers horizons afin de faire l’état de la recherche actuelle et de favoriser l’élaboration de projets collaboratifs innovateurs à l’échelle provinciale.

Contexte

section icon Date : 9 mai 2025

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