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Résumé du colloque
Les deux principaux modèles proposés par la modernité pour fonder l'identité collective sont centrés autour d'une identité nationale transcendant les régionalismes et les différences linguistiques ou une identité universaliste rationnelle qui nie l'identité en amont. Aujourd'hui, un peu partout, se cherchent des modèles respectueux des différences et des sociétés marquées de plus en plus par l'hétérogénéité : interculturalisme, convergence culturelle, sont des exemples. Ma présentation visera à questionner cette évolution, à en montrer les limites et à examiner comment elle est vécue. En effet, on semble assister seulement pour l'instant à un mouvement de balancier, par lequel on passe de l'affirmation de ce qui est commun à tous à celle de ce qui est particulier à chacun. Je soutiendrai qu'il ne peut y avoir d'interculturalité authentique, c'est-à-dire de coexistence acceptée, souhaitée, valorisée, de l'autre, sans transculturalité, sans identité collective fondée sur un excès par rapport aux différentes identités culturelles particulières. Il s'agit donc de s'interroger sur la possibilité d'opérer une synthèse entre l'universalisme moderne négateur des différences et le particularisme des identités culturelles qui ne peuvent désormais développer leur particularisme que dans l'ouverture à l'autre, car l'identité sociétale ne peut plus être fondée simplement sur la culture commune partagée.
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