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Résumé du colloque
Cette interrogation n'est pas nouvelle en sciences sociales. Question éthique ou déontologique posée par les uns (Crozier), épistémologique pour d'autres (Lacoste), est-il possible en la posant, à la science politique, d'amorcer une réflexion critique sur notre discipline qui ne tourne pas au débat sur la science et l'idéologie? Ne pourrait-on pas, à la manière de Foucault, partir de cette question pour appréhender les rapports entre savoir et pouvoir? Pour ce faire, la science politique doit être envisagée comme une pratique sociale qu'il faut analyser à travers un double processus. D'une part au niveau de la formation d'une pratique discursive spécifique, i.e. de ce que Crozier appelle une problématisation. Il s'agit de montrer comment nous en sommes venus à problématiser un certain nombre de comportements (pratiques, luttes, conflits, etc.) pour en faire l'objet d'un discours de vérité (science politique). Ensuite, l'analyse consistera à voir comment cette problématisation s'investit, à l'aide de supports institutionnels, dans des pratiques, des manières de faire, de voir, etc. pour les normaliser. Toute connaissance est non seulement un savoir (discours de vérité) qui porte sur le réel, mais un ensemble d'énonciations pour l'appréhender, l'organiser, l'aménager ou le gérer. Nous faisons le pari suivant en utilisant l'approche foucaldienne (généalogie) : celui de dénouer les rapports de la science politique au pouvoir et de rendre possible de nouvelles pratiques sociales.
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