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Abrasivité des dentifrices

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Lucie Mccallum

Résumé du colloque

Au Québec, les hygiénistes dentaires reçoivent exclusivement leur formation au niveau collégial et on ne leur parle alors d’aucune méthodologie portant sur l'abrasivité des dentifrices. Or, plus d'une centaine de produits existent sur le marché actuel, dont certains n'ont jamais été testés. Le premier problème méthodologique relève du nombre de produits accessibles sur le marché québécois, dont l'inventaire change à chaque année. Le deuxième problème se rapporte au terme « brasivité », qui renvoie non seulement au domaine mécanique mais aussi au chimique si l'on considère l'origine de la perte de substance. Le troisième problème concerne la classification des dentifrices présentée généralement en trois catégories (très abrasif, moyennement abrasif, peu abrasif) sans lien avec la fonction des dentifrices (ex. : carie, tartre, sensibilité au froid, couleur inesthétique des dents). Le quatrième problème porte sur l'objet d'étude : toutes les recherches consultées insistent sur les effets de l'abrasivité, sans mentionner les caractéristiques des agents abrasifs, tels que le silice, le quartz, le bicarbonate de soude, les extraits de plantes, etc. On note l’absence de données sur la dureté, les formes, la dissolution dans l'eau, les modifications des agents abrasifs avant et après le brossage. Le cinquième problème a trait à la dualité en regard de l'objet testé in vivo (émail ou dentine) ou in vitro (résines de dureté variable). Le sixième problème s'attarde au choix de la brosse qui reçoit le dentifrice et des paramètres pour établir les mesures (forme modifiée, perte de poids). Le septième problème se rapporte au traitement des données selon des équipements différents. Le huitième problème illustre la nécessité de la formation d'une équipe interdisciplinaire pour analyser les méthodes et les équipements selon les ressources disponibles au collège, car cette étude serait plus complète si l’on réunissait des spécialistes en hygiène dentaire et en sciences physiques. Le neuvième problème concerne la poursuite de l'étude. Ainsi, la dernière étude québécoise sur le sujet a eu lieu en 1993 par un dentiste désormais retraité et la méthodologie est incomplète, impossible de la reproduire fidèlement. En conclusion, le choix de la méthodologie doit être adapté aux problèmes actuels en vue de publier annuellement une nouvelle échelle d'abrasivité des dentifrices.

Contexte

host icon Hôte : Université du Québec à Montréal

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