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Résumé de la communication
Dans cette communication nous réexaminerons les prédictions empiriques faites par le modèle TCSR (Théorie des contraintes et des stratégies de réparation) proposée par Carole Paradis et ses collègues pour l’adaptation « phonologique » des emprunts linguistiques. Dans « Preservation and minimality in loanword adaptation » (Journal of Linguistics 33, 1997), Carole Paradis et Darlene LaCharité consacre une longue note pour montrer que le passage de la voyelle antérieure arrondie [y] du français à la diphtongue [ju] de l’anglais, comme dans début [deby] > [dibju] ne résulte pas d’une adaptation phonologique au moment de l’emprunt, mais d’un changement historique interne propre à l’anglais. Nous montrerons que la voyelle [y] des emprunts aux français devient [ui], [i], [u] en khmer selon le contexte, [ui] en syllabe ouverte : reçu > [r : sui], [i] en syllabe fermée par une labiale : jupe > [zip], et [u] dans les autres syllabes fermées : minute [mi : nut]. La diphtongue [ui], qui n’apparaît que dans les emprunts au français, ne provient pas d’un changement historique interne au khmer qui n’a jamais connu le son [y]. Nous examinerons les conséquences de cette diphtongaison pour la théorie linguistique. Nous verrons qu’elle invalide « l’argument le plus fort » en faveur d’une analyse bi-segmentale des voyelles nasales du français proposée par ces auteures et qu’elle suggère fortement une approche perceptuelle et non directement phonologique des adaptations des sons dans les emprunts.
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